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Editorial Juin 2013 : L’éducation prioritaire : la grande absente de la loi de refondation de l’école - [Education et Devenir]
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L’article du Monde de début juin pose les questions dures à entendre : 900000 jeunes en déshérence, 900 000 jeunes qu’au fil des années l’Education Nationale a laissé partir ou n’a pas su rattraper. Nous revient en pleine figure l’incapacité de notre système à répondre aux attentes de scolarisation pour tous. Hors le coût humain si lourd pour chacun de ces jeunes, émergent des coûts sociétaux et économiques conséquents qui auraient peut-être pu être évités dans un autre système éducatif.

La récente journée de l’OZP a montré les réussites de l’éducation prioritaire mais aussi quels sont les leviers qu’il faut continuer à actionner :

- Un engagement dans la durée, pour l’éducation prioritaire est nécessaire, avec un pilotage national suivi et interministériel (la politique de la ville et la politique d’éducation prioritaire doivent être réfléchies ensemble). Les attentes sont très fortes et montrent un réel engagement des acteurs à prendre en compte. L’éducation prioritaire figure dans l’actualité, elle doit apparaître dans la refondation : la lettre de rentrée y fait référence. L’éducation prioritaire doit bénéficier d’un engagement plus soutenu et plus cohérent pour créer une école plus démocratique.

La notion de temps est primordiale. Il faut du temps pour prendre en compte l’histoire interne des réseaux et des partenariats et ainsi gagner en efficacité. La réussite dépend pour une part capitale de la bonne circulation des informations dans les réseaux. L’Institution peut améliorer sa capacité à penser les réseaux, à les accepter, à reconnaître leurs compétences et à leur laisser, sans précipitation, le temps d’élaborer, et de construire. 

- Cesser l’empilement des dispositifs et accepter les conséquences d’une politique éducative territorialisée ; Cela suppose une volonté de mise en cohérence. Les co - pilotages facilitent l’élaboration de diagnostics concertés, la création de projets communs. Outre la mise en synergie que ce type d’action représente, cela permet aussi de faire tomber les méfiances réciproques.

Une stabilité des personnels est alors requise. Les nouvelles fonctions mettent en exergue de nouvelles missions pour les équipes éducatives. Ces évolutions sont très récentes, il faut accepter de leur laisser le temps d’évoluer, avec un souci de convergence et de continuité pédagogique. Le sens collectif doit permettre de sortir du concept de métiers individuels. Dans les établissements scolaires les pratiques pédagogiques sont à penser en fonction de réflexion collective avec accompagnement par l’équipe de direction et les inspecteurs.

- La confiance doit s’exercer aussi à l’égard des élèves : valoriser leurs réalisations, leurs engagements à l’école et en dehors, est essentiel et doit leur permettre de se réaliser.

Une exigence forte de formation : dernier point mais pas le plus négligeable, les futures ESPE doivent en tenir compte et proposer une véritable professionnalisation du métier. « Apprendre à apprendre dans différents contextes ».

Par ailleurs, sur le terrain, une formation continue conjointe aux acteurs éducatifs doit accompagner tous les dispositifs d’éducation prioritaire. N’oublions pas que les élèves doivent trouver un sens commun, des exigences semblables mais aussi une reconnaissance de ce qu’ils sont dans leur parcours : une intelligence collective peut émerger si on accepte une fois pour toutes de reconnaître aux familles et à leurs enfants une égale dignité.

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