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Note de lecture : Pascal BOUCHARD, "je hais les pédagogues !" - [Education et Devenir]
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Pascal BOUCHARD : « Je hais les pédagogues »

 (Note de lecture par Jean-Yves LANGANAY)

D’une plume alerte, précise, cultivée, solidement documentée et parfaitement accessible au non spécialiste, Pascal Bouchard fait semblant de s’en prendre aux « pédagogues » comme François Dubet et Philippe Meirieu. En fait, il s’attache surtout, sans masquer ses préférences, à stigmatiser la querelle théologique entre « pédagogues » et « républicains » qui ne répond en rien, selon lui, aux véritables problèmes de l’Ecole de ce début du e">XXIe siècle.

Après une savoureuse galerie de portraits des anti pédagogues de Muglioni à Finkielkraut en passant par Brighelli et Polony dont il pointe la faiblesse de l’argumentation au moins égale à la virulence des propos, il nous propose d’examiner quelques questions qui hantent le débat pédagogique : « le niveau baisse-t-il ? L’École est-elle à la solde du capitalisme ? Les compétences sont-elles la porte ouverte à une dissolution des savoirs ? La concurrence entre établissements ne favoriserait-elle pas la qualité de l’enseignement ? Pourquoi ne pas imposer aux enseignants d’utiliser les méthodes qui marchent ? Tout n’irait-il pas mieux si les élèves étaient convenablement orientés ? Certains enfants ne sont pas faits pour les études, ne vaudrait-il pas mieux organiser pour eux une scolarité adaptée, dès la e">6e ? Qu’est-ce qu’apprendre ? »

Pascal Bouchard nous confie ses espoirs – lucides – en une loi de refondation qui permettrait de dépasser ces antagonismes stériles. En ce sens, il se situe, comme dans son interpellation de Dubet et Meirieu, dans la posture de « l’ami critique ».

Mais il en pose deux conditions majeures :

 

- revoir l’organisation administrative de l’Education nationale

- rompre avec le mythe de la contractualisation : « Le ministre contracte avec le recteur, comme si celui-ci avait le pouvoir de s’opposer à son supérieur hiérarchique, dont dépend, chaque semaine, son maintien dans la fonction. En règle générale, un recteur apprend le mardi soir qu’il sera remercié au conseil des ministres du lendemain. Le recteur contracte ensuite avec les chefs d’établissements de son académie, comme si ceux-ci avaient le choix… C’est peu dire que ces contrats n’ont que l’apparence d’un contrat, qui supposerait l’égalité des parties ».

 

Il en vient finalement à une double proposition :

 

- Créer des établissements de bassin regroupant, écoles, collèges et lycées sur un même territoire (malgré – ou à cause – de l’échec (provisoire ?) des écoles fondamentales

- Les assortir d’un conseil économique social et environnemental de bassin relié aux CESE régionaux et national.

 

Un ouvrage tonique à conseiller aux observateurs, acteurs et décideurs désireux d’une Ecole de la réussite pour tous.

 

Editions Fabert, 2013, 114 p.

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