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Humeurs médiatiques et silence assourdissant - [Education et Devenir]
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Fin d’année morose pour ceux qui croient encore possible une réforme de l’éducation ou plus précisément une réforme du système éducatif.

Quel que soit l’angle pour aborder cette impossible réforme, l’inquiétude prévaut.

Tout a été dit autour de PISA, et de ses analyses ! Qu’en retenir ? Que là comme ailleurs, le monde éducatif vit dans le mythe de l’égalité républicaine battue en brèche par un système profondément inéquitable, élitiste au mauvais sens du terme, et qui aggrave les inégalités sociales, ce qui est un comble pour un système éducatif public et démocratique. Georges Felouzis utilise même l’expression « apartheid scolaire ». A ce titre, la France ne répond aux enquêtes PISA que globalement et refuse l’entrée par l’échelon des établissements scolaires, le risque est-il si grand ? La mythologie nationale de l’égalité serait-elle remise en cause ?

Nous ne faisons pas mieux pour l’égalité filles-garçons. Jean Louis Auduc parle de fracture sexuée. Les filles réussissent mieux à tous les niveaux, les garçons (du moins certains) s’enfoncent doucement. C’est dans la vie professionnelle que les adultes hommes récupèrent un pouvoir perdu sur les filles, en accaparant les postes de direction et s’entourent d’assistantes brillantes. Regardons autour de nous !

En matière d’égalité de territoire, où en sommes-nous ? Pour parler clairement, l’éducation prioritaire, qui est une politique de discrimination positive (qui ne dit pas son nom), est-elle efficace ? La difficulté d’évaluation est grande, mais elle peut se faire, et c’est probablement plus une réussite qu’on ne le pense, mais il ne suffit pas de prévenir l’échec scolaire sur quelques territoires et pour quelques-uns, il faut penser la réussite pour tous. Ce qui change tout.

L’urgence de réformer notre système au niveau du primaire et du collège achoppe sur plusieurs points : silence sur l’école obligatoire, sur l’école du socle. Les conseils école-collège sont là, mais est-ce suffisant ? Les programmes seront-ils enfin pensés de la maternelle au collège ? Le CSP (Conseil supérieur des programmes) s’y attelle, mais c’est un organe consultatif …

Quant à la formation, la question centrale n’est pas seulement celle de la formation initiale, mais bien celle de la formation continue, celle que Claude Thélot qualifie d’accompagnement des enseignants tout au long de leur carrière. Où sont les propositions ? Comment va-t-on former ces futurs formateurs de formateurs ?

Et pour finir le feuilleton autour des CPGE : là encore, le même processus : un ministre qui veut réformer, et la réponse groupée de professeurs et d’élèves qui s’insurgent : pourquoi modifier un système qui leur va bien ? En termes politiques, cela s’appelle du conservatisme. Rappelons qu’un professeur de classe préparatoire bénéficie de rémunérations importantes, qui ne sont en rien comparables aux maigres avantages accordés aux enseignants en ZEP ! On comprend ensuite qu’on ne puisse pas s’occuper de la même manière des Universités.

Pour retrouver l’inspiration de l’héritage de Jean Zay, il faudrait un autre élan. Il est bien regrettable de manquer de cette audace, car le coût en matière d’égalité politique et sociale, et en termes de compétitivité économique est considérable.

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