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Les printemps se suivent et se ressemblent ! - [Education et Devenir]
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Dans un contexte mondial inquiétant où les tensions s’accroissent et où la part du dialogue et des échanges diminue au profit de l’affrontement armé, la France, après le choc de janvier 2015, hésite ! Mais elle semble quand même résister aux sirènes prônant l’enferment sur soi, et la peur de l’autre.

Où en est-on dans le monde éducatif ?

Au local, les grandes manœuvres se mettent en place : un peu partout, les PEDT se réalisent, avec difficulté certes, mais ils se préparent et devraient offrir de multiples avantages : rencontre des différents acteurs éducatifs, réflexion commune, une école enfin associée au territoire, mais il est regrettable que Marseille et Lyon n’aient pas joué le jeu ! Et qu’en sera-t-il en 2017, en sachant que les écoles privées ne sont pas tenues d’appliquer la réforme.

Mais il reste à faire et il y a urgence : consolider la scolarité obligatoire avant les échéances de 2017 : appliquer le socle commun. Rappelons que les enseignants du primaire et du collège travaillent avec le socle commun versus 2006. On nous annonce la parution du nouveau socle et des nouveaux programmes en 2016 en même temps que la mise en place de la réforme du collège. Programmation somme toute logique : le socle doit s’appliquer jusqu’à la fin de la scolarité obligatoire. Il aura fallu 10 ans, si tout va bien, 10 ans durant lesquels, les enseignants, les enfants et les parents se sont débrouillés comme ils ont pu.

Sait-on suffisamment que sur le terrain, une révolution à bas bruit s’opère, que les liens se développent, que des expériences ont lieu partout : liaison école-collège, échanges de pratiques, transformation de l’évaluation.
Alors oui, la réforme du collège est indispensable : les projets en cours, certes insuffisants sont néanmoins encourageants : autonomie aux établissements scolaires, 20% du temps scolaires en interdisciplinarité. Les élèves trouveront-ils enfin du sens à leurs apprentissages ? Mais déjà les opposants se manifestent : syndicats, corporations disciplinaires, chantres des racines linguistiques et humanistes, et pour couronner le tout les parlementaires aussi, avec des alliances improbables.

Nous nous trouvons face à des alliances de circonstance qui font fi de l’intérêt de l’enfant, et s’attachent à ceux des adultes.

Quand comprendrons-nous enfin que la continuité éducative entre l’école et le collège est indispensable à la réussite de nos enfants ? Si la réforme du collège ne se fait pas, c’est une bonne partie de la loi de refondation qui disparaît, et l’espoir d’une scolarité meilleure pour nos enfants.

Nos décideurs auront-ils le courage politique nécessaire pour mettre enfin en place l’école du socle, que nous défendons depuis des lustres. Nous l’espérons.

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