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Etats généraux sur la violence à l'école : lancement du conseil scientifique - [Education et Devenir]
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États généraux de la sécurité (7 et 8 avril 2010) : « Il y aura des discussions sur tout, y compris sur ce qui fâche », selon Éric Debarbieux

« Il y aura des discussions sur tout, y compris sur ce qui fâche, sans tabou », indique Éric Debarbieux, président de l’Observatoire international de la violence à l’école, à l’issue de la première réunion de travail du conseil scientifique des états généraux de la sécurité à l’école qu’il présidait, jeudi 11 mars 2010, au ministère de l’Éducation nationale (1). Les états généraux se tiendront les 7 et 8 avril 2010 en Sorbonne (AEF n°127469). Le président du conseil scientifique (AEF n°128344) insiste sur la « liberté de parole des scientifiques » indépendante de tout « événements politiques » et précise que la réflexion « ira bien au-delà de la question de la violence à l’école mais portera sur l’école dans son entier ».

D’ici au 7 avril, le cabinet du ministre va travailler avec le conseil scientifique pour dresser un état des lieux de la violence à l’école en France et à l’étranger et dégager de premières pistes, tout en demandant aux représentants de la communauté éducative (enseignants, parents, élèves, collectivités locales…) de faire remonter des contributions. Puis tous se réuniront en états généraux durant deux jours en Sorbonne pour élaborer des mesures applicables dès la rentrée prochaine. « Le ministre nous a bien précisé qu’il ne s’agissait pas d’élaborer un énième plan de sécurisation des établissements, mais de s’engager sur le long terme », explique à AEF Françoise Lorcerie, directrice de recherches au CNRS et membre du conseil scientifique. « Nous devrons notamment suivre la mise en œuvre des mesures. »

Luc Chatel précise qu’il s’agit d’un « travail interministériel », citant notamment les noms de Fadela Amara, secrétaire d’état chargée de la Politique de la ville, et Martin Hirsch, haut-commissaire à la Jeunesse. Il affirme avoir « tenu à [s]’entourer des plus grands spécialistes en matière de violence scolaire, issus de disciplines extrêmement variées (sociologie, pédopsychiatrie, criminologie) et de sept nationalités différentes ». « L’objet de ce conseil scientifique est de nous éclairer sur les causes des violences scolaires et de nous donner des réponses tant sécuritaires - amélioration de la protection des établissements - que préventives », insiste-t-il. « Car l’école doit aussi être son propre recours, ce qui passe par la formation des enseignants, l’association des parents d’élèves. » « Il faut refaire le lien entre les élèves et les enseignants », ajoute Éric Debarbieux. « Même s’il ne faut pas dramatiser : on ne jette pas des couteaux sur tous les enseignants. Je ne veux pas traiter ce sujet par le biais des événements dramatiques récents. Le vrai problème n’est pas de punir mais de prévenir la violence. »

REMETTRE À PLAT LA FORMATION DES MAÎTRES

Le président du conseil scientifique insiste sur « la formation des maîtres qui doit permettre à un jeune enseignant de gérer une classe difficile ». « Il faut remettre à plat ce sujet » et donner « au gouvernement quelques pistes ».

Selon Éric Debarbieux, la réflexion portera également sur les moyens alloués à l’école. « Parfois, il y a besoin de moyens techniques. Un lycée a besoin d’être protégé mais cela ne sert à rien sans une présence humaine. » Il souligne la « solitude des enseignants victimes ». « Il y a des causes à la violence en dehors de l’école mais aussi en interne. La manière dont un chef d’établissement peut gérer son équipe a également un impact sur la victimisation. »

INTÉGRER LES FAMILLES

« Nous allons aborder également les questions qui touchent au climat scolaire en général », poursuit Éric Debarbieux. « Comment intégrer les familles, comment peuvent-elles aider sans pour autant gêner ? » « Il faut que l’école fasse valeur et sens pour que les habitants du quartier et les familles veuillent la protéger. »

(1) Le conseil scientifique présidé par Éric Debarbieux est composé de quinze personnalités :
- Ron avi Aastor, professeur à l’université de Los Angeles ;
- Alain Bauer, criminologue et président du conseil d’orientation de l’Observatoire national de la délinquance ;
- Claire Beaumont, codirectrice de l’Observatoire canadien pour la prévention de la violence à l’école et présidente du Comité québécois pour les jeunes en difficulté de comportement ;
- Rami Benbenishty, professeur à l’université de Bar-Ilan en Israël ;
- Catherine Blaya, professeur à l’université de Bourgogne ;
- Dominique Bodin, professeur de sociologie à l’université de Rennes et expert au conseil de l’Europe pour les questions de déviances et de violences juvéniles ;
- Davis Farrington, professeur à l’université de Cambridge ;
- Christian Philip, professeur des universités et recteur de l’académie de Montpellier ;
- Laurier Fortin, professeur titulaire au département de psychoéducation de l’université de Sherbrooke au Québec ;
- Philippe Jeammet, professeur de pédopsychiatrie à l’université Paris-V Paris-Descartes ;
- Françoise Lorcerie, directrice de recherches au CNRS ;
- Grégory Michel, professeur de psychopathologie et de psychologie clinique ;
- Georges Steffgen professeur de psychologie à l’université de Luxembourg ;
- Nicole Vettenburg, professeur de sciences sociales à l’université de Gand en Belgique.

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