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direction d'école et EPEP : les lignes bougent... - [Education et Devenir]
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Direction et fonctionnement de l’école : cinq organisations demandent à Luc Chatel d’ouvrir une « concertation »

« Parce que l’adaptation de la réalité de l’école publique aux nécessités de notre temps et les difficultés rencontrées par nos collègues dans l’exercice professionnel l’exigent, nous demandons au ministère [de l’Éducation nationale] d’ouvrir une concertation sur toutes les dimensions de la direction et du fonctionnement d’école ». C’est le message envoyé à Luc Chatel par le Sgen-CFDT, le SE-Unsa, Avenir-école CFE-CGC, le Scenrac-CFTC et le GDID (AEF n°121487 ) dans appel commun, jeudi 4 juin 2010. Le député Frédéric Reiss (UMP, Bas-Rhin) chargé par Luc Chatel d’une mission sur les directions d’école, indique à AEF qu’il rendra « un premier rapport d’étape à la fin du mois de juin » avant le texte définitif « courant septembre » (AEF n°129091).

Pour motiver leur demande, les cinq organisations, invoquent « l’aggravation du malaise des directrices et directeurs d’école, la désaffection continue pour cette fonction, la difficulté à pérenniser les équipes pédagogiques et de fonder dans le temps les divers projets des écoles » mis en évidence « depuis des années » par les enquêtes et les « sondages (ministère, Mgen, dgesco, syndicats, Ifop, etc.) », ainsi que « les dysfonctionnements et difficultés » , qui en découlent.

PROJETS D’EPEP

Face à cette situation, « les projets actuels d’Epep ne garantissent pas l’indépendance du projet pédagogique ni le maintien de structures de taille raisonnable et d’un réseau scolaire de proximité », écrivent les signataires. Ces structures, « ne répondent donc ni aux attentes des directrices et directeurs d’école, ni à celles des équipes pédagogiques, ni à celle de l’ensemble des personnels ».

D’après les signataires, la direction d’école doit aujourd’hui répondre aux questions « du temps de décharge car la charge de travail est trop lourde, des moyens et du matériel, de l’amélioration de la formation initiale et continue » et « de l’augmentation de la rémunération des directeurs d’école ».

Il est par ailleurs, « nécessaire de » :
- « clarifier et préciser les responsabilités des directrices et directeurs d’école ;
- revoir le décret de 89 inadapté et obsolète face à l’empilement des responsabilités et aux évolutions de l’école, notamment dans ses relations avec les communes ;
- redéfinir le cadre juridique, administratif, légal de la direction d’école ;
- répondre aux besoins de reconnaissance des directrices et directeurs d’école. »

OUI A UNE EXPÉRIMENTATION ENCADRÉE

« Ce texte est le résultat de trois réunions communes avec presque tous les syndicats. La CGT et FO nous ont lâchés en route », explique Alain Rei, président de l’association nationale des directeurs d’écoles (GDID), contacté par AEF lundi 7 juin. « Nous disons : ’il est urgent de rouvrir le dossier de la direction d’école’, même si nous n’avons pas le même point de vue, il est important de discuter. Certains sont persuadés que l’établissement public est la réponse à tous les maux, d’autres ne veulent pas entendre parler », résume le président du GDID, favorable à la création d’un statut de directeur d’école. « Dans la profession, certains collègues sont très opposés à une direction hiérarchique. AU GDID, nous nous en moquons, il y a beaucoup d’autres problèmes, le manque de temps, l’absence de reconnaissance. Les questions pédagogiques dépendent de l’IEN, les questions matérielles de la commune, et pour lancer une malheureuse activité jardinage, il faut parfois envoyer plus d’une dizaine de courriers avant d’obtenir tous les agréments ! »

Le secrétaire général du SE-Unsa, Christian Chevalier, insiste également sur le terme de « concertation », et en dépit des divergences, souhaite relancer le débat sur la direction d’école. « C’est l’un des quatre points sur lesquels le député Reiss devra faire des propositions. Notre texte tombe à pic ! », se réjouit-il. Le SE de son côté n’est « pas opposé à des expérimentations très encadrées de l’établissement public […] à la condition que le directeur soit un pair, pas un supérieur, que les élus n’aient pas le pouvoir, et que le dispositif parte du terrain avec la collaboration de tous les acteurs. »

Le Snuipp-FSU, contacté par le GDID fin 2009 n’a pas souhaité s’associer aux discussions, rapporte Alain Rei. « C’est le grand absent », commente Christian Chevalier.

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