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Entretiens d'évaluation des enseignants : erreur de calendrier ? - [Education et Devenir]
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Le ministère va remplacer la notation des profs par un entretien de carrière

L’expérimentation est lancée et elle pourrait rapidement être généralisée. L’idée c’est de remplacer les notes actuelles par un entretien avec le chef d’établissement ou l’I.E.N.
Gros émoi le 2 février chez les syndicats d’enseignants et d’inspecteurs. Des chefs d’établissement ont fait savoir qu’ils avaient reçu un courrier de la Directrice des relations humaines du ministère annonçant une nouvelle évaluation des enseignants ayant 2 ou 20 ans de carrière. Ils subiraient un entretien avec leur chef d’établissement dans le secondaire ou leur IEN dans le primaire.
La nouvelle a d’abord été démentie par le ministère puis confirmée, d’après le Se-Unsa, ce qui montre un certain trouble rue de Grenelle. Il s’agirait d’une expérimentation réservée à quelques établissements et quelques circonscriptions dans chaque académie. Dans le premier degré, l’IEN peut être remplacé par le conseiller pédagogique de circonscription ou par le directeur. Dans le second degré les conseillers mobilité peuvent suppléer le chef d’établissement.
Le Se-Unsa a fait savoir qu’il n’était pas opposé au principe de ces entretiens "parce qu’ils peuvent répondre à la demande de collègues", mais qu’il conteste la méthode : "non seulement il n’y a eu aucune concertation au plan national, mais la profession n’a eu aucune information, ce qui est inacceptable". Le syndicat conteste "la menée de ces entretiens par le supérieur hiérarchique direct. C’est source de confusion avec la procédure d’inspection". Le syndicat demande aux directeurs et CPC de refuser de mener ces entretiens. "Les modalités doivent être revues ainsi que le calendrier : pas de généralisation sans bilan de l’expérimentation".
Interrogé par le Café, Michel Gonnet, secrétaire général du SNPI FSU, un syndicat d’inspecteurs, est d’abord surpris. "On ne sait rien sur cette mesure et ma première réaction c’est que cela démontre une certaine conception du dialogue social. Dans le premier degré, c’est faisable, c’est déjà ce qu’on fait. Dans le second degré c’est différent. Cette mesure est la négation de la discipline. Pour nous un bon prof c’est déjà par rapport à sa discipline".
Fin janvier, dans une réunion interne de l’UMP, selon le blog de L Debril, Luc Chatel s’était laissé à dire que l’évaluation des enseignants devait échapper aux corps d’inspection. "Il faut revoir le fonctionnement du corps de l’inspection et créer des entretiens d’évaluation avec des personnalités indépendantes, qui ne soient ni des inspecteurs, ni des chefs d’établissement". Est-ce un programme pour l’après 2012 ? Ou la fuite du 2 février annonce-t-elle une décision avant les élections ?

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