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L'édito du café pédagogique du lundi 7 février 2011 - [Education et Devenir]
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"Je souhaite vraiment être à la hauteur du gestionnaire des ressources humaines que je dois être". Le 31 août j’ai recueilli moi-même ces propos de Luc Chatel qui sonnent maintenant étrangement après l’expérimentation brouillonne des entretiens individuels. S’agit-il de dérapages ou d’un durcissement de l’action ministérielle ?


La veille de la rentrée, rue de Grenelle, Luc Chatel consacrait une bonne heure au Café pédagogique pour exposer sa politique. La principale annonce c’était la politique de revalorisation et la réforme de l’évaluation des enseignants. "Dans chaque académie on met en place un système d’entretiens une première fois après 2 ans de carrière et une deuxième entre 40 et 50 ans", nous disait-il. "Les services des ressources humaines de chaque académie recevront les enseignants et feront avec eux un bilan... On veut qu’il y ait une part plus grande dans l’évaluation à l’engagement de chaque professeur. Je suis prêt à discuter l’évolution du dispositif. On ouvre ce chantier avec les organisations syndicales... On a besoin de l’inspection et de son regard pédagogique".

Cinq mois plus tard, ces engagements n’ont pas été tenus. La revalorisation ne concerne que les débutants et la tentation dans la majorité serait plutôt à la réduction salariale. Si l’entretien de carrière a bien lieu, sa mise en place se fait sans concertation avec les syndicats. Et les inspecteurs sont furieux d’être mis à l’écart.

A quoi bon chercher le compromis avec les profs ? La façon dont le ministère s’y est pris pour mettre en place le dispositif des entretiens de carrière est aux antipodes des engagements pris. Les syndicats demandent un minimum de concertation sur la réforme de l’évaluation des enseignants. Ils n’ont obtenu pour le moment que l’annulation de dispositions jugées inacceptables. De septembre à février, c’est bien la volonté de dialogue qui semble brisée.

D’autres faits le montrent. La publication jeudi dernier en urgence de textes rejetés par le CSE peut être interprétée comme provocante. La mise en place du DIMA également. Enfin la façon dont la question des rythmes scolaires est utilisée pour envisager des aménagements gestionnaires donne aussi à penser que l’époque du débat est passée. IL semble que plus on se rapproche des présidentielles, moins Luc CHatel ait envie de ménager les enseignants et leurs organisations. La politique des sondages a-t-elle là aussi parlé ?

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