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L'édito de février 2011 - [Education et Devenir]
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Les mesures prises par le Ministère de l’Education seraient-elles une « prime à la casse » ?

On peut se poser la question de savoir si les mesures successives, souvent assorties d’un pas en avant suivi d’un pas en arrière (voir l’aventure du Haut Conseil de l’Education supprimé et rétabli …) ne sont dues qu’à des nécessités budgétaires, général, ou si elles correspondent à une volonté de démantèlement organisé et systématique de l’école publique lié à des choix politiques qui se réclament du libéralisme, de la concurrence y compris dans le domaine scolaire.

Quoiqu’il en soit, la réalité s’impose :

Le dernier rapport PISA montre que l’école française est bonne pour les très bons élèves dont elle limite le nombre, moyenne pour les élèves moyens, et mauvaise pour les élèves en difficulté qui sont bien trop nombreux...

16 000 postes d’enseignement devant les élèves vont être effectivement supprimés à la rentrée 2011( reconnu par le ministre), ce qui va aggraver la situation de tension : classes sans enseignants, absences non remplacées, valse des professeurs contractuels …

La carte scolaire supprimée, et les dérogations qui apparaissent et concernent toujours les mêmes familles qui maîtrisent bien le système, aggravent la ghettoïsation de certains établissements, pour lesquels des rumeurs de fermeture pure et simple apparaissent.
Les changements dans la formation (masterisation mal préparée, concours privilégiant les avoir académique à des apprentissages formateurs) ont entrainé des résultats immédiats : démissions en masse de jeunes stagiaires et baisse des candidats aux concours. L’enseignement n’attire plus les meilleurs...

La réforme des lycées édulcorée avance à petits pas, sans qu’on sache à l’heure actuelle vers quel type de baccalauréat on se dirige : un casse-tête pour les chefs d’établissement, une impréparation générale des enseignants face à de nouvelles tâches qu’ils assument avec sérieux, mais avec le sentiment de ne pas répondre aux attentes, des élèves qui ne comprennent pas la logique de leur emploi du temps ...

La prime aux chefs d’établissement qualifiée d’imbécile par E&D et « de prime à la casse » par N. Mons risque de renforcer le poids hiérarchique sur les chefs d’établissement pris en tenaille, et de les couper de leurs enseignants qui vont encore plus prendre leurs distances par rapport à leurs propositions ...

L’énumération pourrait continuer : une fédération de parents pourtant favorable à la négociation qui préconise l’abstention lors des conseils d’administration portant sur les DHG dans le second degré. N’oublions pas les mesures prises dans le premier degré, l’épée de Damoclès suspendue au dessus des collèges …

Alors, où va-t-on ?

Marie Claude CORTIAL

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