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Gâchis français , chronique de Mme BAUMARD - [Education et Devenir]
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Par culture de l’élitisme ou parce qu’elle n’est pas assez performante pour amener plus de jeunes au premier grade du supérieur, l’école française recale plus de la moitié des générations qu’elle forme.

Edito

Les jeunes Français n’ont pas l’air plus sots que les autres. Pourtant, les trois cinquièmes d’entre eux sont boutés hors du système entre la fin du collège et l’obtention d’une licence. A contrario, plus de six Américains sur dix sortent, eux, diplômés du supérieur.

Par culture de l’élitisme ou parce qu’elle n’est pas assez performante pour amener plus de jeunes au premier grade du supérieur, l’école française recale plus de la moitié des générations qu’elle forme.

Il y a fort à parier qu’en jouant les gares de triage à tous les niveaux, elle laisse filer des élèves qui auraient pu devenir de très bons étudiants.

C’est bien ennuyeux qu’à l’heure où la France lorgne sur les espoirs chinois ou indiens, elle se prive des siens.

Mais elle a bien du mal à se refaire, notre vieille école. A force de n’avoir d’yeux que pour les meilleurs, de sélectionner à chaque étape, l’école à la française fait une croix sur tous ceux à qui il faudrait un peu plus de temps pour apprendre. Tous ceux qui ne sont pas assez matheux ou pas tout à fait " scolaires ".

On oublie là qu’une école moins formatée, plus ouverte, pourrait aussi produire des profils plus innovants. Un trésor pour l’enseignement supérieur. Une aubaine pour la recherche. D’autant que si l’on ne parie pas sur l’imagination, si on ne la cultive pas, on risque de brûler la seule carte qui pourrait être gagnante pour la vieille Europe : l’innovation.

Maryline Baumard

Le monde Education

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