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Contribution de Terra nova sur l'Ecole pour 2012 - [Education et Devenir]
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Ecole 2012 : Faire réussir tous les élèves

Contribution 2012


Par François Dubet, Ismaël Ferhat.


Le 08/09/2011


Télécharger le rapport complet (PDF)Télécharger la synthèse du rapport (PDF)


Jamais l’école n’a suscité autant d’attentes et de
doutes. Pourtant, la politique éducative menée depuis 2007, en
réduisant les moyens humains et financiers de l’Éducation nationale, en
abandonnant la formation professionnelle des personnels enseignants,
en privilégiant une lecture marchande du système éducatif, a accentué
les difficultés d’une école publique accusée de trahir ses promesses.
C’est dans le contexte d’une rentrée houleuse que Terra Nova publie son
rapport "École 2012 : faire réussir tous les élèves". Les leviers de
changement proposés par le rapport ont pour premier objectif de renouer
la confiance entre la société et son école : en assurant la
qualification de tous les jeunes dans un milieu scolaire apaisé, en
donnant la priorité à l’école primaire, la formation des enseignants et
les établissements d’éducation prioritaire, en permettant une
évolution des méthodes de travail et des obligations de service.



Synthèse des propositions


 

1. Pour une école de la solidarité, pour la réussite de tous les élèves.

 
Les mesures suivantes visent à réaffirmer le fondement de l’école
publique : la prise en compte des tous les jeunes, quels qu’ils soient,
pour les amener à une qualification. Pour remplir cet objectif,
l’ambiance des établissements et le bien-être des élèves sont des
leviers indispensables.
 
 Réaffirmer l’objectif central de l’Education
nationale : Mettre fin aux sorties du système de formation sans diplôme
au minimum de niveau de qualification V (c’est à dire le CAP). Ouvrir le
chantier à cet effet de l’obligation de formation jusqu’à 18 ans, qui
comprendrait alternance. Création d’un programme national « Pas de
sortie sans diplôme » visant les jeunes en échec scolaire (Proposition
1).
 
Mettre en place un plan « Ecole sereine » articulé autour de trois volets :
Les moyens d’amener la sérénité, l’architecture scolaire, la promotion du bien-être des élèves (Proposition 2).
 
Refondre l’année scolaire en augmentant le nombre de
semaines de cours pour répartir l’effort d’apprentissage sur l’année et
diminuer la durée de la journée scolaire. Il sera rétabli
systématiquement en école primaire la semaine de cinq jours (Proposition
3).
 
 Favoriser le bien-être des élèves. Les conditions
de vie scolaire (notamment les horaires) et d’apprentissage, le cadre
réglementaire et les projets d’établissement doivent prendre en compte
l’épanouissement et l’autonomie des élèves (Proposition 11).
 
 Revenir à une sectorisation telle que prévue par la
loi de 2004, avec un cadre de dérogation transparent et tripartite
(Education nationale, collectivités locales, parents). La carte des
options, la sectorisation et la dérogation doivent être mis en
cohérence, en mettant l’accent sur le collège (Proposition 15).
 

2. Pour la continuité éducative, de l’école primaire au lycée

 
La poursuite de la réussite de tous nécessite des leviers
multiples : des priorités de financement clairement définies, la mise en
place d’une école du socle commun, les filières technologiques et
professionnelles. L’idée directrice de ces propositions est la mise en
place de la continuité éducative, un parcours cohérent et souple pour
chaque élève de l’école primaire à la qualification.
 
- Attribuer une priorité de financement et de
politique éducative à l’école primaire. Celle-ci sera la principale
destinataire des postes nouvellement créés. La scolarisation précoce
sera favorisée, afin d’atténuer les inégalités sociales et les
difficultés scolaires (Proposition 7).
 
- Bâtir l’école du socle commun. Elle consiste à la
mise en place d’un cycle fondamental englobant école primaire et collège
(Proposition 8).
 
- Le développement d’une politique de la langue est
une nécessité. Articulée d’abord sur un apprentissage renforcé de
l’expression française, cette politique viserait au renforcement de
l’apprentissage de l’anglais dès le primaire (Proposition 5).
 
- Concrétiser l’ambition de la rénovation de la voie
professionnelle. L’enseignement professionnel doit rester régulé au
niveau national, en prise avec le développement économique, la poursuite
d’études supérieures doit être accompagnée et encouragée (Proposition
9).
 
- Rééquilibrer les filières du lycée général et
réformer le baccalauréat technologique pour favoriser l’insertion de ses
lauréats dans l’enseignement supérieur (Proposition 10).
 
 

3. Travailler autrement, faire se rencontrer les acteurs et partenaires de l’école

 
Changer l’école passe par les acteurs qui la font vivre et la
portent sur le terrain. Les enseignants, mieux formés, seront
revalorisés pour travailler autrement au sein d’équipes pédagogiques et
de projets éducatifs locaux. Les parents, les collectivités locales et
l’opinion seront mieux associés et informés de l’école publique, qui est
le bien de tous.
 
- Reconstruire la formation des professeurs en
s’appuyant sur une « mastérisation » positive permettant une entrée
progressive dans le métier (Proposition 12).
 
- Proposer une évolution des obligations de services
des enseignants contre une revalorisation négociée prenant en compte
l’évolution de l’année scolaire et introduisant dans le temps de travail
un volant d’heures hors de la présence en classe (Proposition 13).
 
- Etablir un média public consacré à l’éducation, sur
le modèle d’autres pays européens et à partir des ressources
existantes, qui s’adressera à au grand public, au-delà des seuls
professionnels (Proposition 4).
 
- Développer, dans le cadre des contrats éducatifs
locaux, un partenariat renforcé entre les écoles et établissements et
les associations d’éducation populaire et péri-éducatives (Proposition
6).
 
- Les parents d’élèves seront mieux accueillis, mieux
informés et mieux associés à la vie et au fonctionnement des écoles et
établissements, au-delà des seuls établissements prioritaires
(Proposition 17).
 

4. Une gouvernance forte pour l’éducation

L’école publique a besoin d’un cadre politique renouvelé : loin de
multiplier les réformes au risque de déstabiliser le service public
éducatif, celui-ci doit favoriser une gouvernance sereine et cohérente
du système scolaire. Cette exigence est particulièrement importante pour
implémenter et maintenir les priorités financières.
 
- Etablir une gouvernance politique forte de la
question éducative au niveau national en précisant les articulations
entre le rôle du Président de la République, du Premier ministre et du
ministre de l’éducation nationale. Dans le cadre d’une Education de
caractère national, l’Etat doit être stratège et régulateur (Proposition
14).
 
- Mieux coordonner, dans le respect des compétences
respectives entre l’Etat, les collectivités territoriales des politiques
et/ou actions éducatives locales, notamment dans la perspective des
modifications des rythmes scolaires, pour dessiner un parcours de la
réussite pour tous les élèves d’un territoire (Proposition 16).
 
- La politique de l’éducation prioritaire sera
relancée sous la responsabilité de l’Education nationale, en relation
avec le Ministère de la ville. Les établissements d’éducation
prioritaire verront leurs moyens renforcés et leurs personnels mieux
accompagnés (Proposition 18).
 
- Dans le contexte de crise des finances publiques,
il sera impératif de procéder à une allocation réellement différenciée
des moyens et donc de ne pas augmenter les dépenses dans les
établissements privilégiés. L’allocation doit viser l’amélioration de
l’efficacité et de l’équité sociale du système éducatif (Proposition
19).

 

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