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Terra Nova compare les programmes des candidats aux primaires - [Education et Devenir]
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Comparer les candidats sur leur projet pour l’Education

Posté le  dans Éducation par Terra Nova

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En cette période de rentrée scolaire, les candidats aux primaires socialistes se sont tous positionnés sur l’école. Dans la lignée du projet socialiste, ils prônent une réforme de grande ampleur.

Si chaque candidat est favorable à une concertation, Martine Aubry souhaite qu’elle ait lieu dès la fin des primaires socialistes pour être prête à la rentrée 2012. Jean-Michel Baylet évoque pour sa part un « Grenelle de l’éduction » au lendemain de l’élection. Si elle est élue, Ségolène Royal veut de son côté instaurer un plan pluriannuel en lien avec les partenaires scolaires et en fonction des bassins scolaires.

Moyens financiers et humains

Tous les candidats veulent faire de l’Education l’une de leur priorité budgétaire. Pour tenir les engagements de réduction des déficits, Manuel Valls et Ségolène Royal proposent de financer leur réforme par la fin des heures supplémentaires défiscalisées.

Sur les suppressions de postes d’enseignants engagées par le gouvernement, Martine Aubry et la présidente de Poitou-Charentes affirment vouloir y mettre fin. François Hollande et Arnaud Montebourg souhaitent pour leur part recréer ces postes. Le président de Saône-et-Loire parle de 80.000 postes sur la mandature. Le président de Corrèze a précisé que 12.000 postes seraient créés par an – soit 60.000 – pour un coût annuel de 500 millions d’euros. Ces sommes seront prises sur les dépenses existantes.

Dans la lignée du parti socialiste, Martine Aubry, Ségolène Royal et Arnaud Montebourg insistent sur la nécessité d’augmenter les personnels annexes dans les établissements.

Enseignements et formation

En accord avec le PS, même s’ils ne l’appellent pas tous de la même façon, Martine Aubry, François Hollande, Arnaud Montebourg et Manuel Valls rappellent l’importance d’un socle commun de connaissances pour les élèves du primaire.

Le président du conseil général de Saône-et-Loire est celui qui se démarque le plus sur cette question. Le candidat souhaite unifier l’école primaire et le collège dans une école commune. Il milite ensuite pour un lycée polyvalent qui regrouperait filières générales et professionnelles.

Dans la lignée du projet socialiste, Arnaud Montebourg prône toutefois une pédagogie différenciée pour que les enseignants puissent s’adapter aux situations. Tous les autres candidats insistent également sur la nécessité d’une plus grande liberté pédagogique.

Arnaud Montebourg et Ségolène Royal mettent aussi l’accent sur un soutien scolaire assuré par des étudiants dans tous les établissements. Jean-Michel Baylet évoque pour sa part la création d’un service public du soutien scolaire.

Martine Aubry fixe pour sa part comme objectif que 100% des lycéens sortent du secondaire avec une formation générale, technologique ou professionnelle.

Rythmes scolaires

Si le représentant du PRG insiste sur d’autres mesures dans son programme, tous les autres candidats estiment que cette réforme est une nécessité. Ils vont plus loin que le PS puisqu’ils proposent d’abroger la semaine des quatre jours.

Manuel Valls souhaite par ailleurs que l’année scolaire dure 188 jours, soit 48 jours de plus. Arnaud Montebourg, milite de son côté pour un allongement des journées et une année scolaire avec deux semaines supplémentaires. « Les séquences pédagogiques ne seront plus nécessairement d’une durée de 55 minutes » et les journées seront découpées en trois temps inégaux, ajoute-t-il.

Inégalités scolaires

Les candidats aux primaires mettent l’accent sur la lutte contre les inégalités scolaires. En accord avec le PS, ils souhaitent tous davantage de mixité sociale et permettre une réelle égalité des chances.

Sur la carte scolaire, le projet socialiste évoque une nouvelle sectorisation des élèves qui prendrait en compte la mixité sociale et les établissements du privé sous contrats. François Hollande a dit toute la nécessité qu’’il y avait à revenir sur la réforme entreprise sur ce sujet. Jean-Michel Baylet milite pour le retour de la carte scolaire avec un périmètre élargir. Arnaud Montebourg propose pour sa part une solution de « libre choix régulé » : les familles émettraient des vœux sur plusieurs établissements d’un secteur et les autorités académiques répartiraient ensuite les élèves en assurant une mixité scolaire.

Pour lutter contre les inégalités, Martine Aubry, François Hollande et Manuel Valls rejoignent la proposition socialiste d’augmenter les moyens financiers et humains dans les zones sensibles. Manuel Valls précise ainsi qu’il faudrait une hausse de 20% des crédits, de nouveaux recrutements ainsi qu’une majoration des salaires pour les professeurs expérimentés qui enseignent dans ces établissements.

Martine Aubry insiste en outre sur la proposition du PS de rétablir la sécurité dans les établissements scolaires qui en ont besoin. Elle souhaite même créer un nouveau métier de l’éducation dédié à la surveillance, pour lequel les « emplois d’avenir » pourraient être mobilisés.

Arnaud Montebourg et Ségolène Royal prônent également une hausse des effectifs dans les zones en difficulté. La présidente de Poitou-Charentes souhaite ainsi instaurer un deuxième adulte dans les classes quand cela est nécessaire.

Statut et métier des enseignants

Aucun candidat n’affirme vouloir revenir sur le décret de 1950 qui fixe le temps de cours des enseignants. Une majorité d’entre eux va cependant plus loin que le projet socialiste et milite explicitement pour une redéfinition de leurs missions.

Martine Aubry compte redéfinir leur métier en prenant en compte les heures passées en-dehors de la classe. Elle a également réaffirmé son refus de remettre en cause le statut de fonctionnaire des enseignants et de les faire recruter par les chefs d’établissements. La maire de Lille souhaite également que les enseignements de ZEP aient la possibilité de passer moins d’heures devant leur classe pour pouvoir se consacrer au travail en équipe. Une idée partagée par Ségolène Royal qui veut redéfinir « la charge de travail des enseignants » en fonction des difficultés des établissements. Cette dernière milite également pour améliorer leurs conditions de travail dans l’établissement pour leur « offrir les moyens de travailler sur place ».

Arnaud Montebourg propose pour sa part de « réaménager le service » des enseignants et prendre en compte leur « temps de travail effectif réel ». François Hollande veut de son côté engager une réflexion sur le temps de travail passé à l’école.

Manuel Valls affirme à ce sujet que les enseignants doivent être davantage présents dans les établissements à côté de leurs classes. « Une revalorisation s’impose en compensation de l’obligation de suivre une formation continue et d’une présence accrue en-dehors des heures de cours », explique-t-il.

Dans la lignée du projet PS, les six candidats aux primaires comptent également revenir sur la réforme de la formation des enseignants. Jean-Michel Baylet insiste sur une remise à plat du système des carrières. Il milite ainsi pour réformer le système d’affectation par points, jugé inégalitaire.

Concernant les hausses de salaires, François Hollande met en avant la nécessaire revalorisation du métier. Martine Aubry reconnaît que les enseignants « sont mal payés » et Arnaud Montebourg que plusieurs de leurs tâches ne sont pas rémunérées. Manuel Valls est clair : il souhaite que les rémunérations soient revues à la hausse, en échange de davantage de temps passé dans l’établissement.

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