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L’enfant, la famille et l’école - [Education et Devenir]
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Les manifestations et grèves du 27 septembre font émerger une fois de plus la place centrale de l’enfant dans les sociétés développées et fortement individualistes du e" data-scaytid="2">XXIe siècle. Les chercheurs mettent en évidence que c’est l’enfant (désiré et attendu) qui structure les familles actuelles : c’est lui qui fonde la famille et pas nécessairement le couple parental, c’est autour de lui que convergent les intérêts des parents, l’avenir de ce tout souvent fusionnel. Sur un plan plus général, la société actuelle est parcourue par des éléments contradictoires : tendance à l’individualisation, retranchement dans des ghettos dorés ou non, et en même temps gain des libertés individuelles qui s’insurgent contre des risques de dérapage des idéologies et des pouvoirs politiques.

Tout ceci se traduit par une demande plus affirmée des parents, vis à vis de l’école : classes moyennes essentiellement marquées par la crainte du déclassement, classes populaires hors de l’institution. Tout est mis en œuvre pour assurer la réussite future de l’enfant : localisation du logement pour faciliter l’entrée dans l’école parfaite, stratégies d’évitement ensuite pour atteindre le bon établissement secondaire, activités destinées à favoriser l’éveil de l’enfant, désir d’ une attention redoublée auprès de l’enfant qui doit retenir l’intérêt du maitre ou du professeur.… Ou bien critique radicale du système éducatif, image dévalorisée, acceptation de comportements déviants.

Or, les mesures prises ces dernières années par le Ministère de l’Education Nationale sous l’apparence d’une démarche individualisée à l’égard des enfants produisent l’effet contraire : enfant pris dans une classe surchargée (30 enfants parfois en primaire), plus de fermetures de classe en primaire que d’ouvertures, disparition des remplaçants (8 enseignants dans une classe de CP en une année scolaire), des maîtres qui arrivent devant les classes sans aucune formation professionnelle (la France est l’un des très rares pays développés à ne pas proposer une vraie formation à ses futurs enseignants), image dévalorisée et ambiguë sur l’enseignant moyen dans la société française.

Le 27 septembre, les enseignants, les syndicats mais aussi les parents se sont fait entendre, et pour la première fois depuis longtemps, enseignement public et privé ensemble, pur miracle dans l’histoire éducative française. Cette unanimité montre que les intérêts sont convergents. Les parents demandent une école digne de ce nom, ils ont pris conscience que "l’école est à l’os" comme dit Claude Lelièvre. Ils manifestent leur inquiétude qui rejoint les difficultés réelles d’une rentrée chaotique pour bon nombre d’établissements scolaires et d’écoles maternelles et primaires.

Le "sur mesure" est attendue par une société en grand bouleversement, fragilisée, et les dirigeants politiques l’ont bien compris en martelant ce type d’arguments : encore faut-il donner les moyens à l’école de le faire vraiment. Rappelons qu’E&D a toujours accordé une grande importance à une approche individualisée des élèves, défend une pédagogie différenciée, mais aussi les mêmes droits pour tous les élèves et la même réussite. L’un ne va pas sans l’autre. Tout cela n’est concevable qu’au sein d’une école à laquelle nos hommes politiques donnent sa véritable place : lieu de formation des savoirs, des compétences, mais aussi du citoyen responsable et tolérant.

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