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ECOLE-FORMATION-TERRITOIRES : faire société - [Education et Devenir]
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 Colloque, 16-17 novembre, Mairie de Paris

 

Le colloque organisé par l’IREA-CFDT : École, formation, territoires : faire société ? a permis de dresser un bilan de l’état des liens sociaux et d’ouvrir des perspectives qui, en ces temps préélectoraux, prennent une résonance particulière.

Il est impossible de résumer en quelques lignes la richesse des débats. Comme à l’accoutumée, des actes paraîtront prochainement. Mentionnons toutefois, l’intervention de Jean-Yves Langanay, pour Éducation et Devenir, dans la table ronde consacrée à la question : L’établissement fait-il société ?, montrant que la réussite scolaire est un antidote à la violence et que le bon usage des règles de fonctionnement de l’établissement sont les conditions pour réussir ce pari. Pour ma part, je retiendrai quatre pistes à explorer plus avant.

 

S’il existe des distorsions et des facteurs de rupture du lien social, les acteurs de l’éducation et de la formation « font société ». Mais ils ne la font pas nécessairement dans les termes et à la manière attendue. La manière de faire fonctionner les institutions ne se cadre pas à coup de circulaires et de règlements. Les marges d’initiative des individus et des groupes comptent. Ce qui pose à nouveau la question : quelle gouvernance faut-il au système éducatif et à la formation ? Question qu’E&D à laquelle E&D consacrera une journée en mai 2012.

 

Dans notre hâte à réaffirmer des valeurs comme la primauté du jeu collectif sur l’individualisme, à dénoncer toutes les formes de discrimination etc., nous avons glissé en permanence du « faire société » au lien social, de l’analyse à la prise de position politique. Au regard de l’enjeu et du contexte dans lequel se débat l’Ecole, on peut considérer que c’est un péché véniel. Mais, si les sociétés (bonnes ou mauvaises) existent, la nature du lien social peut (et doit) être interrogée. Nous n’en avons peut-être pas suffisamment exploré les dérives possibles.

 

La réflexion sur les territoires a été particulièrement riche, ouvrant de multiples perspectives nouvelles. L’une d’elle, modeste en apparence, semble en fait porteuse de nombreux changements, congruents avec la réflexion sur les Maisons des savoirs et de la formation. Plusieurs interventions ont en effet montré que les établissements sont souvent mal perçus dans leur territoire. Sachant que les représentations des familles ne se transforment pas à coup d’arguments, comment modifier l’offre éducative afin de répondre effectivement aux besoins des populations ?

 

Face à des élèves qui ont affirmé leur besoin d’un lien privilégié avec les adultes fait d’attention et de bienveillance, Jean-Yves Rochex a présenté une charge contre l’évolution de la relation pédagogique vers plus de parité. Prenant appui sur des descriptions caricaturales d’ateliers théâtre ou de débats argumentatifs, il a revendiqué, au nom de la défense du savoir et du droit des enfants de classes populaires, un retour à une relation pédagogique entièrement asymétrique et hiérarchisée.

Auprès des lecteurs attentifs du Cahier d’Éducation et Devenir sur la responsabilité des élèves, cette thèse aura une allure de déjà lu. Il est urgent de nous interroger sur le sens de ce type de critiques et le risque qu’elles font courir aux quelques avancées de la pédagogie et aux nouvelles perspectives que nous pourrions tracer, une fois dégagés des scories des textes actuels, dans le cadre d’un nouveau paradigme pédagogique résultant de la mise en relation des trois notions clés que sont compétences, parcours et accompagnement.

 

Françoise Clerc, 25 novembre 2011

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