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Bruno Racine : " On sent depuis deux ans une volonté politique forte de mettre en oeuvre le socle" - [Education et Devenir]
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Président du HCE, Bruno Racine explique les hésitations et les choix du haut conseil.

Le rapport met en évidence des différences dans l’application du socle entre collège et école. Comment les expliquez vous ?

Ce n’est pas étonnant car le socle se joue d’abord au primaire, c’est là où il est le plus indispensable. C’est là où les bases doivent être confortées sous peine de fragiliser durablement les compétences de l’élève. Et puis c’est plus facile de mettre en place le socle à l’école car il n’y a qu’un seul enseignant qui assure tous les enseignements disciplinaires. On n’a pas le problème qu’on rencontre au collège où prévaut souvent une approche disciplinaire. La culture du primaire paraît plus proche des objectifs du socle. Le point important c’est qu’on sent depuis deux ans une volonté politique forte de mettre en œuvre le socle. C’est notamment à mettre au crédit de la Degesco. Mais les efforts qui ont été faits dans les programmes du primaire pour les adapter au socle, il faut maintenant les faire au collège.

Mais il y a les dispositifs de pré apprentissage qui ont été imaginés récemment et qui ignorent le socle...

On voit bien que ce sera une œuvre de longue haleine. Porter toute une classe d’âge au niveau du socle commun ce n’est pas un objectif atteignable du jour au lendemain. Le rapport prend acte de cette réalité. Il appelle à la vigilance pour que ces dispositifs transitoires ne deviennent pas des filières durables.

Vous soulignez aussi le problème du nouveau brevet.

Effectivement la logique du brevet est éloignée de celle du socle. Cela a fait débat au sein du HCE. Finalement le HCE estime que le brevet conserve une valeur symbolique et qu’il peut rester comme un entrainement aux examens. Aujourd’hui ce problème d’articulation entre le brevet et le socle n’est pas résolu.

Quant au livret de compétences on sait bien qu’il est rempli à la chaîne dans certains collèges.

Il n’y a pas de socle sans évaluation. C’est le rôle du livret de compétences. Mais il faut lui laisser le temps d’assimilation grâce au développement d’outils plus perfectionnés pour le remplir. Il faut éviter qu’il se transforme en pensum administratif. Mais le livret n’est pas une fin en soi. Le plus important c’est l’enseignement. Il faut donc que l’encadrement s’investisse davantage dans ces procédures pour que leur esprit soit respecté. Tout cela peut prendre du temps. On ne peut pas atteindre la perfection du jour au lendemain.

Votre proposition d’école du socle ne risque-t-elle pas d’augmenter les oppositions ?

Ca vaut la peine de l’expérimenter. Il y a une articulation forte entre l’école primaire et le collège. Si on peut expérimenter ce concept, sans préjuger des résultats, on peut dire que ce sera instructif pour tout le monde.

Propos recueillis par François Jarraud

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