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devoirs à la maison : un principal s'adresse à ses troupes... - [Education et Devenir]
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Mesdames, Messieurs,

Chers collègues,

En cette période de refondation de l’école de la République, de
réflexion sur les temps scolaires et du nécessaire travail que
nous aurons à conduire ensemble à propos de la politique
pédagogique et éducative de l’établissement, je vous propose de
lire un court entretien de la chercheuse Séverine Kakpo .
Elle vient de publier Les devoirs à la maison, mobilisation et
désorientation des familles populaires
, ouvrage qui fait
suite à une première publication de 2009 dirigée par Patrick Rayou
(Faire ses devoirs. Enjeux cognitifs et sociaux d’une pratique
ordinaire
, PUR, 2009 ; cf entretien dans le Café pédagogique
et un compte rendu de lecture).

Dans l’étude de 2009, il était montré que l’externalisation du
travail scolaire (hors de la classe) remontait aux années 1960.
Jusque là, les devoirs et leçons se faisaient dans l’école, durant
les nombreux moments d’études, totalement intégrés dans l’emploi
du temps des élèves.

À partir des années 1960, tous ces temps d’études sont en quelque
sorte sortis du temps et des lieux de l’école « rencontrant, se
superposant et se confondant avec les moments de repos et de
loisirs ». D’où l’apparition et la multiplication des acteurs
(parents et associations) dans le suivi du temps des devoirs et
des leçons. D’où aussi la difficulté pour nombre d’élèves et
surtout de parents de s’approprier cette nouvelle fonction
d’encadrement, de suivi et d’évaluation du travail accompli et à
accomplir. Depuis quelques années, l’école tente une
réappropriation, une « ré-intégration » du travail personnel des
élèves, notamment via les dispositifs comme l’accompagnement
éducatif. Reste que la fonction d’accompagnateur et les temps
d’accompagnement dans l’école doivent encore être pensés et
légitimés...

Il est donc question du va-et-vient entre le dedans et le dehors,
de la professionnalité des accompagnants, mais aussi des
inégalités des élèves face aux enjeux et des tâches à accomplir.

On peut dire qu’autant les « bons » élèves perçoivent la
continuité entre ce qui a été fait en classe et ce qui est demandé
à la maison, la possibilité offerte de « stabiliser des
acquisitions faites en amont », autant les « mauvais » élèves ne
percevant pas ce lien, décrivent les devoirs comme étant
totalement inédits par rapport à ce qui a été commencé en classe
et s’évertuent à réinventer des « gestes d’étude pour lesquels ils
ont le sentiment d’avoir été ni préparés ni entrainés ». (p. 90)
C’est bien dans ce contexte que se posent deux questions : celle
d’une aide aux élèves qui doit être en liaison avec la classe,
sans avoir pour ambition de refaire la classe et celle des
malentendus entre l’école et ses partenaires.

Réfléchir à ces questions, en professionnels, semble indispensable
à qui veut véritablement favoriser la démocratisation de
l’enseignement et la réussite de tous les élèves.

Au plaisir d’échanger sur ces points avec vous,

Cordialement,

Cyrille SEGUIN

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