Strict Standards: Only variables should be passed by reference in /home/users5/r/rebaudclaude/www/eduETdev_fr/config/ecran_securite.php on line 245
Allocution pour l'accueil de Vincent Peillon, Ministre de l'Education Nationale à la rencontre du CAPE, salon de l'Education, le 22 novembre 2012. - [Education et Devenir]
logo ED
slider slider slider slider slider

Allocution de Bruno Chichignoud, président du CAPE.


Monsieur
Le Ministre,


Merci
d’avoir répondu à l’invitation du
collectif
des associations partenaires de l’école.


Je
m’exprimerai brièvement tant nous souhaitons vous entendre, avant de
présenter les propositions que nous porterons, dans les deux tables
rondes qui suivront votre intervention.


Vous
connaissez en profondeur le système éducatif et vous nous
connaissez bien !


Peut-être
pas, malgré tout, dans toute la diversité et la complémentarité
que nous offrons en mutualisant nos actions :


Le
CAPE c’est 20 organisations
(à ce jour), un rassemblement qui
s’organise pour couvrir toutes les académies (de métropole et
d’outremer) :


Nous
mettons en synergie des mouvements pédagogiques généralistes,
acteurs de formation : comme l’ICEM, le GFEN, le mouvement des échanges réciproques de savoirs, les CEMEA

  • des
    organisations qui apportent des contributions spécifiques 
    sur
    l’accompagnement et la réussite scolaires comme l’AFEV, ou sur la
    coopération comme l’OCCE,

  • des
    associations qui agissent les pratiques culturelles comme peuple et
    culture ou les CMR

  • sur
    l’école inclusive, les publics à besoins particuliers comme les PEP

  • des
    espaces ressources pour l’organisation des établissements comme la
    FESPI ou Éducation et devenir

  • des
    acteurs aux expertises éducatives très pointues comme le planning
    familial , la fédération des clubs UNESCO, ou l’AFL

  • dans
    la production de ressources pédagogiques comme les CRAP cahiers
    pédagogiques

  • d’importantes
    fédérations d’éducation populaire, agissant à très grande
    échelle comme Léo Lagrange, les éclaireurs et éclaireuses de
    France, les Francas, la FOEVEN ou la Ligue de l’enseignement.



La
plupart de nos organisations combine les différentes fonctions
évoquées


Acteurs
de
longue date sur différents terrains, disposant d’un ancrage fort
dans l’école de la république, nous constituons un collectif
d’associations VRAIMENT partenaires de l’école, impliqué, réactif
innovant et hors des logiques marchandes. Tout cela devrait passer par
une
reconnaissance accrue et instituée au plan juridique et
réglementaire, voire économique, sur des bases durables contractuelles
et des relations de confiance. La notion de complémentarité ayant été
largement
dévoyée ces dernières années.

Je voudrais de votre conférence de presse ce matin reprendre, pour les approuver, deux appels :

  1. l’invitation à la mobilisation totale, nous sommes bien aujourd’hui dans ce cadre
  2. l’éloge de la pédagogie pour une évolution des pratiques dont vous avez fait la clef de voùte de la refondation




Monsieur
Le Ministre, vous avez su, lors de la concertation sur la
refondation de l’école, valoriser notre rôle.

Et nous avons répondu présents dès le lancement de celle-ci (en étant actifs dans toutes les
réunions)


Puis
nous avons vu une reconnaissance claire de notre représentativité
et du travail accompli lors de la phase de la Consultation où
nous portions la parole pour l’ensemble du champ associatif éducatif.


Vous
nous avez invité, alors, à investir deux de vos priorités



  • les
    écoles supérieures du professorat et de l’éducation



  • les
    rythmes
    éducatifs


Dotés
d’un diagnostic largement partagé, et d’un rapport de la
concertation de qualité.. .en partenaire attentif nous avons beaucoup
travaillé sur ces deux points.


Nous
avons voulu, au fil de l’avancée de travaux, ajuster nos
propositions (dont certaines sont portées depuis longtemps et avec
constance). Non par hésitation ou instabilité, mais dans le seul
but de faire réussir la refondation avec pragmatisme.


Car,
Monsieur le Ministre, nous n’avons, COLLECTIVEMENT, pas le droit
d’échouer.


Nous
espérons que vous pourrez rester avec nous cet après
midi pour entendre notre voix, une voix différente, utile mais qui
ne franchit que rarement le mur du son médiatique.


Nos
propositions sont simples adaptées, éprouvées par les faits, par
des expériences de longue date, elles mobilisent les ressources
existantes, elles s’appuient sur les dynamiques locales, et, faut-il
le redire, elles sont économiquement réalistes.


Nous
avions dit pendant la concertation que le débat était trop
scolaro-centré et que cela constituait une limite.
 La
façon dont le débat s’installe aujourd’hui sur la place publique
montre que cela constitue pas une limite, mais un obstacle.


Pour
sortir par le haut et éviter l’enlisement, il convient de considérer
l’Education dans sa 
globalité d’accepter le rôle joué par les
collectivités locales dans des politiques éducatives locales
rénovées. Pour cela, il faut instituer un 
travail commun et complémentaire entre tous les acteurs éducatifs.


Pour
faire court, et vous donner la parole sans tarder :


Sur
la question des rythmes... et donc des politiques éducatives
locales :


La
loi doit marquer sans fléchir une forte ambition y compris en
matière de PEL pour tous les territoires 
mais
en laissant le temps à chaque équipe locale plurielle d’élaborer un projet
original et sur mesure.


La
professionnalité et les missions des animateurs, et de tous les autres
acteurs et intervenants scolaires doivent être pris en compte. Non pas
après que l’école ait décidé pour elle même, mais simultanément.


C’est
aussi le moment d’apporter une grande impulsion novatrice sur les
pratiques culturelles, de valoriser tous les lieux éducatifs dont
les loisirs collectifs, les médias et le numérique, et les
expériences de mobilité par exemple ;


Ces
points seront précisés et largement complétés dans la première
table ronde qu’animera Didier Jacquemain.


Sur
les ESPE et la formation continue et l’accompagnement des équipes

La
matrice universitaire classique ne suffira pas à transformer seule
les cultures professionnelles.


les
enseignants doivent



  1. travailler
    en équipe pluri-catégorielle dès la formation initiale, sur les
    projets d’école notamment



  2. s’ouvrir
    aux pédagogies alternatives qui réussissent, (en venant dans nos
    universités permanentes sur des crédit temps/formation par
    exemple



  3. et
    se former sur différents terrains pour mieux articuler leur mission
    à celles des autres co-éducateurs


Ces
points seront précisés et largement complétés dans la deuxième
table ronde qu’animera Philippe Watrelot.



Nos
mouvements ne sont pas des commentateurs de la vie publique.

Nous
sommes prêt à retrousser les manches pour investir, riches de nos
pratiques et de nos enthousiasmes, des ESPE d’un autre genre que
celui qui 
transparaît dans les communications non officielles.


Mais
aussi d’animer des projets et des équipes d’établissements
innovants, ou de plans éducatif locaux de nouvelle génération...

Pour
cela,
il faut reprendre dès maintenant les échanges plus
approfondis avec les enseignants (dont nous pouvons comprendre les
interrogations mais pas les hésitations à engager le changement), les
parents, les universitaires, les formateurs, et les responsables et élus
locaux,


Et
de le faire plutôt dans des espaces collectifs pour garantir une
approche équilibrée et globale. 
Comme
lors des meilleurs moments de la concertation.

Eric Favey proposera en fin de séance une mise en perspective de nos travaux

Monsieur
le Ministre, vous qui, devant l’ampleur de la tâche, vous employez à
"fatiguer le doute", comptez sur notre engagement pour
 élargir le champ des possibles.

Je vous remercie

Bruno
Chichignoud, Président

barre

ACCES DES ADHERENTS

se connecter

(accès privilégié à nos
cahiers et publications)

MENTIONS LEGALES