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La deuxième entreprise mondiale … - [Education et Devenir]
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Le personnel des Indian Railways est estimé à 4 millions et demi d’employés pour une population indienne qui tourne autour du milliard, l’Education nationale française comptabilise un personnel d’environ un million de personnes, dont 800 000 enseignants pour 63 millions d’habitants. Un simple calcul nous permet de comprendre pourquoi les chemins de fer indiens roulent, lentement certes, et pourquoi notre Ministère peine à avancer.

Ce qui pourrait n’être qu’une réflexion drôle témoigne de la difficulté de notre système à se rénover depuis trop longtemps. Notre hyper-centralisation a eu, jadis sa légitimité (construction de la nation, émergence d’une population citoyenne et scolarisée...), mais n’est ce pas aujourd’hui l’un des facteurs essentiels qui empêchent tout changement ?

Prenons l’exemple du décret sur les rythmes qui part d’une évidence : nos écoliers ont les journées de classe les plus longues, l’année la plus courte et des programmes démentiels… Voyons la situation en ce début d’année : le décret devient effectif à la rentrée 2013 ou 2014, les collectivités s’arrachent les cheveux (surtout les petites communes qui sont les plus nombreuses et celles situées en milieu rural).

Pour transformer en réalités cette belle idée très attendue par le DASEN de leur département, à eux de trouver les animateurs, les locaux, les transports scolaires, et le budget ! Ne parlons pas des enseignants, plus ou moins bien informés, parfois manipulés, craintifs comme le reste du pays face à tout changement. Quant aux bambins, ils vont passer des heures de cours aux APC, aux APE, les parents vont y perdre leur latin comme d’habitude, redoutant de voir leurs enfants lâchés dans la rue à une heure précoce. Que dire encore d’une mesure qui doit s’appliquer uniformément dans le pays et qui, sans doute, ne pourra l’être efficacement que dans les territoires les mieux nantis !

Alors ?

Certes le changement du temps éducatif de nos enfants est essentiel. Encore faudrait-il que l’arbre des rythmes ne cache pas la forêt des contenus et des méthodes d’enseignement et d’éducation à profondément transformer comme cela ressort de la concertation de l’été. Que la question de la ½ journée en plus ne cache pas celle du temps de l’élève dans l’ensemble. Et cela ne dépend-il pas de bien autre chose encore ? La création des ESPE avec une vraie formation professionnelle pour tous les acteurs de l’éducation, la mise en place progressive d’une véritable école du socle avec, comme premier maillon, le lien réel et effectif entre le cours moyen et la e" data-scaytid="13">6ème de Collège (conseil école-collège, échange de pratiques et de personnes, formation commune), la réforme nécessaire du lycée dans lequel les moyens se concentrent sans grande efficience un véritable lycée polyvalent, plus modulaire, composé de parcours et en lien avec l’enseignement supérieur…

Tout cela ne peut se faire par loi ou décret. Les acteurs des territoires doivent être concernés : élus, parents d’élèves, associations d’éducation populaire, établissements scolaires, enseignants. Au ministère, les grandes orientations, au niveau local, la mise en place : cela signifie décentralisation administrative, et autonomie pédagogique des établissements, projet éducatif territorial discuté entre tous dans l’intérêt des enfants. Tout cela semble simple, mais c’est une véritable révolution dans les esprits…

Y sommes-nous prêts ?

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