Mention très bien au brevet : combien de points et quels avantages ?

En juin 2024, Inès quittait son collège de Montreuil avec 17,8/20 au brevet. Deux dixièmes. Il lui manquait deux dixièmes pour décrocher la mention très bien avec félicitations du jury (TB), cette nouvelle distinction créée par le ministère. Sa professeure de maths, qui l’avait vue progresser toute l’année, lui avait glissé à l’oreille : « Tu as fait le plus dur. Le lycée, c’est ton territoire maintenant. »

La mention très bien au brevet n’est pas qu’une ligne sur un diplôme. Elle témoigne d’une capacité de travail, d’une régularité et d’une maîtrise des fondamentaux qui préparent la suite du parcours. Alors, combien faut-il vraiment pour l’obtenir en 2026 ? Quels avantages concrets peut-elle apporter ? Et surtout, comment maximiser ses chances de l’obtenir ?

Le seuil de la mention très bien au brevet 2026

La session 2026 du diplôme national du brevet marque un tournant. Fini le calcul sur 800 points qui donnait des migraines aux parents. Désormais, tout se joue sur une moyenne générale exprimée sur 20, bien plus lisible pour les familles.

Un jeune homme en train de réviser chez lui.
Un élève qui obtient une mention Très Bien au brevet ne le doit qu’à un travail régulier et consciencieux tout au long de ses années collège.

Pour avoir une mention TB, votre enfant devra obtenir une note d’au moins 16 sur 20. Ce seuil reste identique à celui des années précédentes, mais le mode de calcul change radicalement.

La répartition des notes s’articule ainsi : les épreuves finales comptent désormais pour 60% de la note, contre 50% auparavant. Le contrôle continu, lui, ne représente plus que 40%. Ce rééquilibrage donne davantage de poids à l’examen de fin d’année, ce qui peut jouer en faveur des élèves qui performent bien sous pression.

Concrètement, pour atteindre ce fameux 16/20, un élève doit viser l’excellence à la fois dans son travail régulier et en juin. Le brevet repose désormais sur les notes annuelles de toutes les matières de troisième, chacune affectée du même coefficient. Quant aux épreuves finales, elles comprennent le français, les mathématiques, l’histoire-géographie, l’EMC, les sciences et l’oral, toutes coefficientées 2 (sauf l’histoire-géographie à 1,5 et l’EMC à 0,5).

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Un accompagnement personnalisé peut faire la différence entre 15,8 et 16,2 de moyenne. Faits appel à un professeur de soutien scolaire près de chez vous si vous le pouvez !

Le calcul pour les candidats individuels

Les candidats libres, qu’ils soient issus de l’enseignement à domicile ou d’établissements hors contrat, suivent un barème différent. Leur note finale repose intégralement sur les écrits de juin, auxquelles s’ajoute une épreuve de langue vivante étrangère. Le seuil de 16/20 reste identique pour obtenir la mention très bien.

Récapitulatif des mentions au brevet 2026

Le système des mentions au DNB comprend quatre niveaux de distinction :

  • Mention AB  : entre 12 et 14/20,
  • Mention B : entre 14 et 16/20,
  • Mention TB : entre 16 et 18/20,
  • Mention TB avec félicitations du jury : supérieur ou égale à 18/20.

Ces seuils s’appliquent aussi bien aux élèves inscrits en collège qu’aux candidats individuels.

La nouvelle mention « Très bien avec félicitations du jury »

Depuis la session 2025, une quatrième mention a fait son apparition dans le paysage du DNB. La mention « Très bien avec félicitations du jury » récompense les élèves qui atteignent au moins 18 sur 20.

Pour l’obtenir, il ne suffit pas d’être bon partout. Il faut exceller. Cela suppose généralement des notes supérieures à 17 dans la plupart des disciplines tout au long de l’année, combinées à des performances remarquables aux examens finaux. Les personnes qui décrochent cette mention représentent environ 8% des diplômés selon les premières estimations ministérielles.

Cette mention ouvre les mêmes droits que la mention très bien classique en matière de bourse au mérite, mais elle constitue un signal fort dans un dossier scolaire avant l’entrée au lycée.

Les avantages de la mention très bien

Au-delà de la fierté légitime qu’elle procure, la mention très bien au brevet des collèges ouvre des droits concrets. Le principal avantage reste l’accès à la bourse au mérite pour les élèves boursiers.

Cette aide nationale, versée pendant toute la durée du lycée, vient compléter la bourse sur critères sociaux. Son montant varie de 402 à 1 002 euros par an selon l’échelon de la bourse de lycée, calculé en fonction des ressources familiales. La seule condition : s’engager à poursuivre sa scolarité avec assiduité jusqu’au baccalauréat.

Bon réflexe

La bourse au mérite n’est pas la seule aide disponible. De nombreuses régions, départements et communes proposent leurs propres primes aux mentions. Ces aides locales peuvent représenter plusieurs centaines d’euros supplémentaires.

La mention très bien valorise également le dossier scolaire. Si l’affectation au lycée via Affelnet intervient avant les résultats du brevet, certains établissements privés ou sections sélectives (internationales, européennes, sportives) examinent les bulletins de troisième avec attention. Un élève capable de viser la mention TB récolte généralement de très bons bulletins trimestriels.

Comment décrocher la mention très bien au brevet ?

Atteindre 16/20 demande une stratégie sur deux fronts : le travail régulier tout au long de l’année et une préparation ciblée pour les épreuves de juin.

Une femme en train de donner un cours en visio.
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Optimiser le contrôle continu

Toutes les matières comptent avec le même coefficient, ce qui signifie qu’une faiblesse en technologie pèse autant qu’une faiblesse en français.

La clé réside dans la régularité. Les moyennes trimestrielles sont calculées sur l’ensemble de l’année de troisième, ce qui laisse le temps de progresser. Un élève qui démarre à 14/20 au premier trimestre peut tout à fait atteindre 16 au troisième s’il intensifie ses efforts.

Les options facultatives représentent une opportunité souvent sous-estimée. Latin, grec, langues régionales ou chant choral peuvent rapporter des points bonus : seuls les points au-dessus de 10/20 sont comptabilisés, sans risque de perdre des points si la note est inférieure.

Performer aux épreuves finales

Les écrits comptent pour 60% de la note. C’est là que tout se joue pour les élèves qui visent la mention très bien.

Le français et les mathématiques, chacun coefficient 2, sont les deux piliers de l’examen. Un 18 dans ces deux domaines compense largement une tole en sciences ou en histoire-géographie. L’oral, souvent redouté, peut pourtant devenir un atout majeur : bien préparé, il permet d’obtenir facilement 16 ou 17 sur 20.

Les annales des années précédentes restent le meilleur outil de préparation. Elles permettent de se familiariser avec le format des sujets et d’identifier les thématiques récurrentes. Pour les élèves qui peinent dans certaines matières, quelques heures de soutien scolaire ciblé peuvent faire basculer une copie de 14 à 16.

Les erreurs à éviter

Négliger une matière parce qu’elle « compte moins » est une erreur classique. Avec le nouveau système, chaque point compte. Un 10 en technologie tire autant la moyenne vers le bas qu’un 10 en français.

Autre piège fréquent : se reposer sur un bon contrôle continu en pensant que les épreuves finales suivront naturellement. Avec 60% de la note en jeu, un élève à 17/20 sur l’année peut très bien rater sa mention s’il obtient seulement 13 aux écrits de juin.

Afin de vous aider au mieux à préparer cet examen, que vous habitiez Paris ou une région reculée, pourquoi ne pas faire appel à un professeur particulier pour viser l’excellence ?

De nombreuses plateformes peuvent vous mettre en relation avec de très bons profs : Acadomia, Les Sherpas, Anacours, Apprentus, etc. Superprof par exemple, peut être LA solution pour avoi cette mention des plus honorables !

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