Mentions au brevet : guide complet des points et récompenses

Juin 2024, collège Jean-Jaurès à Montpellier. Trois élèves de troisième consultent leurs résultats du brevet sur le même écran. Yanis affiche 17,2 de moyenne, Inès 14,8 et Sofiane 12,3. Trois parcours différents, trois mentions différentes, trois réactions identiques : la satisfaction d’avoir réussi. Ce que ces trois collégiens ignorent encore, c’est que leurs mentions respectives vont conditionner l’accès à certaines aides financières, parfois jusqu’à plusieurs milliers d’euros sur l’ensemble du lycée.

Le système des mentions au diplôme national du brevet récompense les élèves selon leur niveau de maîtrise des connaissances. Depuis la session 2026, la note finale s’exprime sur 20 et combine contrôle continu (40%) et épreuves finales (60%).

Les seuils d’attribution sont clairs : assez bien entre 12 et 14/20, bien entre 14 et 16/20, très bien à partir de 16/20, et félicitations du jury au-delà de 18/20.

Mais entre les modalités de calcul, les coefficients des épreuves et les bourses associées, difficile de s’y retrouver. Ce guide complet décrypte chaque mention, ses avantages concrets et les stratégies pour la décrocher.

Mention très bien au brevet : combien de points et quels avantages ?

La mention très bien couronne les meilleurs résultats au DNB. Elle récompense les élèves dont la moyenne générale atteint ou dépasse 16 sur 20, témoignant d’une maîtrise solide de l’ensemble des enseignements du collège. Environ 15% des candidats décrochent cette distinction chaque session.

Des élèves en train d'étudier avec leur professeur.
Il n’y a pas de secret, un travail rigoureux et régulier toute l’année vous ouvre les portes vers la mention au brevet !

Depuis 2021, une reconnaissance supplémentaire existe : les félicitations du jury. Cette distinction exceptionnelle, accordée aux élèves qui franchissent le seuil des 18/20, concerne environ 5% des élèves et figure explicitement sur le diplôme national. C’est le niveau d’excellence maximal reconnu par l’examen.

Au-delà de la satisfaction personnelle, la mention très bien ouvre des droits financiers significatifs. Les élèves boursiers qui l’obtiennent bénéficient automatiquement de la bourse au mérite, dont le montant varie de 402 à 1 002 euros par an selon l’échelon. Sur trois années de lycée, cette aide peut représenter plus de 3 000 euros.

Selon une étude de la Direction de l’évaluation (DEPP), les élèves qui obtiennent une mention très bien au brevet affichent un taux de réussite au baccalauréat supérieur à 95%. La mention constitue un indicateur fiable du parcours à venir.

Pour décrocher cette distinction, la régularité est essentielle. Le contrôle continu, qui représente 40% de la note finale, doit afficher des moyennes solides dans toutes les disciplines. Aux épreuves finales, viser 16 ou plus en français et mathématiques (coefficient 2 chacun) sécurise la mention. L’épreuve orale, souvent sous-estimée, peut faire basculer un dossier : bien préparée, elle permet de décrocher 17 ou 18 sur 20.

Pour connaître les stratégies détaillées et l’impact sur le dossier scolaire, consultez notre guide complet sur la mention très bien au brevet.

Visez l’excellence

La mention au brevet se joue parfois à quelques points. Un accompagnement personnalisé peut faire la différence. Si vous le pouvez, faites appel à un prof de soutien scolaire à domicile pour aider votre enfant à atteindre ses objectifs !

Mention bien au brevet : seuil de points et bourses

La mention bien se situe dans la fourchette 14-16/20, un niveau qui témoigne d’un travail régulier et d’une bonne compréhension des programmes. C’est la mention la plus fréquemment obtenue parmi les collégiens distingués, concernant environ un quart des diplômés chaque session.

Ce qui rend la mention bien particulièrement intéressante, c’est son accès à la bourse au mérite nationale. Contrairement à une idée reçue, cette aide n’est pas réservée aux seules mentions très bien. Les élèves boursiers qui décrochent la mention bien y ont également droit, avec des montants identiques.

La mention bien représente souvent un équilibre accessible. Un élève dont les moyennes de troisième tournent autour de 13-14 peut légitimement viser cette distinction avec un travail ciblé sur les épreuves finales. Les annales des sessions précédentes constituent un outil précieux pour se préparer efficacement aux sujets de l’examen.

Le calcul de la note finale favorise les profils équilibrés. Toutes les disciplines comptent avec le même coefficient : une bonne note en arts plastiques ou en éducation musicale pèse autant qu’en histoire-géographie. Les options facultatives comme le latin, le grec ou les langues régionales peuvent apporter des points bonus décisifs pour franchir le seuil des 14/20.

La mention bien constitue aussi un signal positif pour les formations sélectives du lycée. Certaines sections européennes, classes bilangues ou options rares peuvent tenir compte du niveau démontré au brevet pour départager les candidatures.

Découvrez les détails du calcul et les conseils pour atteindre ce seuil dans notre article dédié à la mention bien au brevet.

Bon réflexe

Les mentions ne sont pas qu’une ligne sur un diplôme. Elles ouvrent des droits à des aides financières conséquentes et valorisent le parcours scolaire de votre enfant. Chaque point compte pour franchir les seuils.

Mention assez bien au brevet : points requis

Première marche du podium des mentions, la mention assez bien récompense les élèves dont la moyenne se situe entre 12 et 14/20. Elle concerne environ 20% des élèves qui passent le brevet chaque année, soit près de 170 000 collégiens par session.

Cette mention souffre parfois d’un déficit d’image, coincée entre l’absence de distinction et les mentions supérieures. C’est pourtant une reconnaissance officielle d’un niveau de maîtrise satisfaisant du socle commun de connaissances. Un élève qui obtient la mention assez bien fait mieux que près d’un tiers des collégiens au DNB.

La principale limite concerne l’accès aux aides financières nationales. La mention assez bien ne donne pas droit à la bourse au mérite, réservée aux mentions bien et très bien. Cette différence de traitement peut sembler injuste, mais elle reflète une logique : encourager l’excellence académique chez les élèves issus de milieux modestes.

Certaines collectivités locales proposent toutefois leurs propres dispositifs, parfois accessibles dès ce niveau de mention. Départements et communes fixent leurs critères d’attribution de manière indépendante. Il est donc conseillé de se renseigner auprès de sa mairie après la publication des résultats.

Pour un élève dont les moyennes oscillent autour de 11-12, la mention assez bien reste un objectif réaliste. Un travail régulier toute l’année, combiné à une préparation sérieuse des épreuves finales, suffit généralement à franchir le seuil des 12/20. L’épreuve orale représente une opportunité : bien préparée, elle peut rapporter les points qui manquent.

Pour comprendre la valeur réelle de cette distinction et les stratégies pour l’obtenir, consultez notre guide sur la mention assez bien au brevet.

Bourse et prime au brevet : les récompenses par région !

Les mentions au brevet ne sont pas qu’une satisfaction symbolique. Elles conditionnent l’accès à des aides financières qui peuvent représenter plusieurs milliers d’euros sur l’ensemble de la scolarité au lycée, voire jusqu’à l’université.

Une jeune fille en train de réviser.
Vous avez du mal à réviser l’ensemble du programme de troisième ? Pourquoi ne pas vous faire aider par un prof particulier !

La bourse au mérite nationale constitue le dispositif principal. Versée par l’État aux élèves boursiers qui obtiennent au moins la mention bien, son montant varie selon le degré d’attribution:

  • Échelon 1 : 402 euros par an,
  • Échelon 2 : 522 euros par an,
  • Échelon 3 : 642 euros par an,
  • Échelon 4 : 762 euros par an,
  • Échelon 5 : 882 euros par an,
  • Échelon 6 : 1 002 euros par an.

L’attribution est automatique selon Service-public.fr : aucune démarche n’est nécessaire si l’élève remplit les conditions. Le rectorat croise les fichiers des résultats du brevet avec ceux des boursiers et procède au versement.

Au-delà de cette aide nationale, de nombreuses collectivités proposent leurs propres dispositifs. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur verse 400 euros aux mentions très bien, même sans condition de ressources. Auvergne-Rhône-Alpes propose une prime de 500 euros. Le département de l’Indre accorde 200 euros, les Alpes-Maritimes 200 euros plus un pass numérique de 160 euros.

À l’échelle communale, les montants peuvent être encore plus généreux. Cannes propose des primes allant jusqu’à 3 000 euros selon le parcours. Montrouge verse 800 euros pour une mention très bien et 400 euros pour une mention bien. Ces aides locales sont rarement centralisées : il faut contacter sa mairie pour connaître les dispositifs existants.

Pour connaître les montants exacts par échelon et les aides disponibles dans votre territoire, consultez notre guide détaillé sur les bourses et primes au brevet par académie.

Bon réflexe

La préparation du brevet commence dès septembre. Un travail régulier tout au long de l’année en contrôle continu facilite grandement l’obtention d’une mention. N’attendez pas le dernier trimestre pour vous mobiliser.

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