Le Grand Oral est l’une des épreuves phares du baccalauréat général et technologique depuis la réforme du lycée.
En 2026, cette épreuve du bac continuera d’occuper une place centrale dans l’évaluation des candidats, avec un fort coefficient (10 au bac général, 14 au bac technologique) qui peut faire la différence pour l’obtention du diplôme et l’admission dans l’enseignement supérieur.
D’après une enquête menée par l’IFOP en 2023, 78% des lycéens considèrent le Grand Oral comme l’épreuve la plus stressante du bac. Parler seul, debout, sans notes pendant 10 minutes est souvent redouté par les élèves.
Pourtant, vu que vous choisissez vous-même les sujets à préparer, il n’y a aucune surprise le jour de l’examen. Et mieux encore, c’est l’occasion d’avoir une très bonne note au bac !
Dans cet article, je vous dévoile mes réflexions sur le déroulement du Grand Oral du bac 2026.
Grand Oral du bac 2026 : comment se déroule l’épreuve ?
Tout d’abord, comment connaître sa date de Grand Oral ?
La date du Grand Oral vous sera communiquée par convocation officielle. Pour la session 2026, les épreuves sont fixées du lundi 22 juin au mercredi 1er juillet 2026.

Le Grand Oral du bac 2026 conserve le format simplifié introduit en 2025. Rappel important : l’échange de 5 minutes sur le projet d’orientation, qui existait jusqu’en 2024, a été supprimé.
L’épreuve se compose désormais de :
- 20 minutes de préparation (seul, avec brouillon fourni),
- 10 minutes d’exposé debout, avec possibilité de consulter le support préparé,
- 10 minutes d’échange avec le jury sur votre question.
Ces deux phases de passage (exposé + échange) permettent d’évaluer votre capacité à structurer une argumentation, à vous exprimer avec aisance et à approfondir votre réflexion face aux questions du jury.
Le dernier temps est consacré à un échange avec le jury, lequel interroge la présentation et les savoirs, et incite le candidat à approfondir son exposé.
Découvrez ici le choix du sujet de Grand Oral à présenter !
La préparation des questions pour le Grand Oral 2026
La préparation des questions constitue la première des deux étapes du Grand Oral.
Ces questions, que vous élaborez durant l’année de terminale, doivent être problématisées et en lien direct avec vos enseignements de spécialité. Si vous êtes candidat au bac général, vous devez préparer deux questions : une par spécialité ou deux sur les deux spécialités de manière transversale.
Pour formuler des questions efficaces, suivez ces principes directeurs :
- Choisissez des sujets qui vous intéressent et sur lesquels vous avez envie d’approfondir vos connaissances,
- Optez pour des questions qui appellent une réflexion et non une simple description,
- Vérifiez que votre question s’inscrit bien dans le programme de l’enseignement de spécialité, et qu’il permet de mobiliser des connaissances solides,
- Privilégiez des formulations concises et précises, évitant les questions trop vastes ou trop techniques,
- Assurez-vous que la question peut être traitée de façon satisfaisante en 10 minutes d’exposé.
La formulation de vos questions doit suivre une structure qui invite à la réflexion. Par exemple, plutôt que « Les énergies renouvelables » (trop vague), préférez « Dans quelle mesure les énergies renouvelables peuvent-elles répondre aux enjeux climatiques actuels ? »
Cette approche donne immédiatement une direction analytique à votre travail.
Durant la phase de préparation, vous produirez un support, un document sur lequel vous allez schématiser, résumer ou imager votre argumentaire.
Cela peut revêtir la forme d’un tableau, d’un graphique, d’une carte mentale. Notez tout ce qui pourra vous aider visuellement à restituer vos connaissances en un rapide coup d’œil.
Bon à savoir : vous n’êtes plus obligé(e) de remettre ce support au jury, vous pouvez le conserver pour vous pendant l’oral et la discussion avec le jury, et juste le montrer à ce dernier.
Aussi, vous pourrez consulter la note (un plan ou une trame de mots-clés et d’idées majeures) pendant l’exposé.
Mais attention : aucun document préparé avant l’épreuve ne sera accepté.
Découvrez mes conseils pour gérer le stress du Grand Oral et pour arriver serein le jour de l’épreuve !
Maîtriser l’exposé oral pour le Grand Oral 2026
L’exposé oral constitue le second temps du Grand Oral et représente une occasion unique de faire une impression positive sur le jury. Cette présentation de 10 minutes exige une préparation rigoureuse tant sur le fond que sur la forme de votre intervention.

Structurer efficacement votre exposé
Un exposé réussi repose sur une structure claire et cohérente qui guide le jury à travers votre raisonnement. Pour le Grand Oral, adoptez une organisation en trois parties distinctes :
- Une introduction captivante qui présente la question, contextualise le sujet, explicite les enjeux et annonce votre plan,
- Un développement articulé en 2 ou 3 parties équilibrées, chacune centrée sur un argument fort ou un aspect de la question,
- Une conclusion synthétique qui répond explicitement à la question posée et propose éventuellement une ouverture.
Chaque partie doit s’enchaîner logiquement avec la précédente, grâce à des transitions explicites qui maintiennent le fil de votre raisonnement. Pour un exposé de 10 minutes, visez environ 1 minute pour l’introduction, 8 minutes pour le développement et 1 minute pour la conclusion.
La gestion du temps est très importante : chronométrez-vous lors de vos entraînements pour être sûr(e) de respecter le temps imparti.
Travailler votre expression orale
La qualité de votre expression orale influence considérablement l’évaluation de votre prestation. Pour le Grand Oral 2026, travaillez particulièrement ces aspects :
- Le débit de parole : ni trop rapide (signe de nervosité), ni trop lent (risque d’ennui),
- L’articulation claire de chaque mot et phrase,
- Les variations d’intonation pour dynamiser votre discours et souligner les points importants,
- Les pauses stratégiques qui ponctuent votre propos et permettent au jury d’assimiler vos idées,
- Le volume de votre voix, suffisamment fort pour être entendu sans effort,
- L’utilisation d’un vocabulaire précis et adapté à votre spécialité.
Pour améliorer ces aspects, enregistrez-vous régulièrement et analysez votre exposé.
Certains candidats pratiquent également des exercices de diction, comme la lecture à haute voix avec un crayon entre les dents ou des virelangues, pour améliorer leur articulation.
La communication non verbale joue aussi un rôle déterminant.
Tenez-vous droit, regardez les membres du jury, utilisez des gestes mesurés pour appuyer vos propos, et évitez les tics nerveux (balancement, manipulation d’objets, etc.). Selon les observations des examinateurs du baccalauréat, la posture et le regard direct influencent positivement la perception de la confiance et de la maîtrise du sujet.
Pour vous préparer efficacement, multipliez les mises en situation : présentez votre exposé devant vos camarades, votre famille, vos professeurs. Chaque répétition renforce votre assurance et vous permet d’affiner votre prestation pour le jour du Grand Oral.
Grand Oral 2026 : l’entretien avec le jury
L’entretien avec le jury représente le second temps de passage du Grand Oral 2026, avec 10 minutes d’échange. Cette phase interactive, souvent redoutée par les candidats, peut pourtant devenir votre atout si vous l’abordez avec méthode et préparation.

Pendant les 10 minutes suivant votre exposé, le jury vous interroge sur la question que vous venez de présenter. Cet échange vise à approfondir certains aspects, vérifier la solidité de vos connaissances et évaluer votre capacité à réagir à des questions imprévues.
Notez que le jury ne peut pas vous imposer d’écrire au tableau, ni vous demander de résoudre un exercice que vous n’aurez pas préparé.
Et les questions du jury doivent porter sur le sujet de votre exposé, lui-même en lien avec la programme de Première et de Terminale de la spé suivie au lycée.
Pour réussir l’épreuve du Grand Oral, prenez les questions du jury comme une occasion pour enrichir votre propos : ce ne sont pas des pièges. Écoutez attentivement chaque question avant de répondre, prenez quelques secondes de réflexion si nécessaire, et structurez votre réponse même brièvement.
Face à une question dont vous ne connaissez pas la réponse, restez honnête sans vous déstabiliser. Vous pouvez proposer une piste de réflexion, établir un lien avec ce que vous savez, ou reconnaître simplement les limites de vos connaissances sur ce point précis.
Il est toujours mieux de reconnaître qu’on ne sait pas plutôt que d’inventer des bêtises.
Bon courage, et ne paniquez pas : tout se passera bien si vous avez pris le temps de préparer votre exposé au cours de l’année !




