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Patron d'établissement - [Education et Devenir]
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Les chefs d’établissement seront bientôt chargés de mener des " entretiens de carrière " avec leurs enseignants ayant deux ans et vingt ans d’ancienneté. En 2011, ils devraient être rémunérés " au mérite " et, en 2012, se voir confier l’évaluation des personnels.

Analyse.

" Accroître les marges d’autonomie des chefs d’établissement. " L’idée, qui faisait doucement son chemin depuis quelques années, prend de la vitesse. A la rentrée, le chef d’établissement bénéficiera, dans 356 collèges difficiles, de la possibilité de recruter des enseignants " sur profil " : des professeurs qui se sentent en phase avec le projet éducatif de la maison. Et, dès ce mois de mars, chaque proviseur et chaque principal se voit chargé de conduire des " entretiens de carrière " visant à " accompagner " les enseignants ayant deux ans et vingt ans d’ancienneté. Un courrier adressé aux chefs d’établissement, mi-janvier, détaille l’organisation et les objectifs de ces entretiens.

Cette mesure n’est pas une surprise. Luc Chatel l’avait esquissée dès sa prise de fonctions. Et l’avait inscrite dans son " Pacte de carrière " en mars 2010. Mais ces entretiens sont à double détente. Ils pourraient bien demain servir à évaluer les enseignants. Ce qui fait frémir ces derniers.

D’ici à 2012, toute la fonction publique sera soumise à un nouveau système de notation, fondé sur un " entretien annuel avec le supérieur hiérarchique ". L’éducation nationale n’est pas en reste. " Les entretiens de carrière se fonderont naturellement, à terme, dans les entretiens d’appréciation de la valeur professionnelle ", explique-t-on au ministère. Dans le premier degré, ce sont les inspecteurs de l’éducation nationale ou, par délégation, les directeurs d’école - qui ne sont pas les supérieurs hiérarchiques des professeurs des écoles - qui mèneront ces entretiens de carrière. Dans le second degré, les chefs d’établissement ou leur adjoint en auront la charge. Un pouvoir de plus leur est donc donné, alors que, jusqu’à présent, la note administrative qu’ils attribuent aux enseignants ne compte que pour 40 % de la note globale. La note pédagogique délivrée par des corps d’inspection comptant, elle, pour 60 %.

Ces nouvelles responsabilités ont un coût. Une prime, plus exactement. Annoncée courant janvier, une prime pouvant aller jusqu’à 6 000 euros tous les trois ans sera attribuée aux chefs d’établissement, à compter de septembre, en fonction de leurs " performances ". Ce sont les recteurs qui en fixeront le montant, sur la base de la lettre de mission des chefs d’établissement. Reste à se mettre d’accord sur ce qui sera pris en compte dans ces performances.

Une décision qualifiée de " modernité " nécessaire, par Luc Chatel. De " privatisation " du système éducatif pour d’autres.
© Le Monde

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