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les propositions du SGEN pour la formation des maîtres - [Education et Devenir]
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Formation des enseignants : les « 10 mesures urgentes » préconisées par le Sgen-CFDT pour améliorer la masterisation

« Le Sgen-CFDT revendique dix mesures urgentes pour limiter la dégradation des conditions de formation des enseignants », écrit le syndicat dans une lettre ouverte à Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, lundi 4 avril 2011. Le Sgen-CFDT souhaiterait dans l’absolu que « le recrutement des enseignants et des conseillers d’éducation [se fasse] dès la fin du cycle licence, suivi de deux années de formation professionnelle sous statut de fonctionnaire stagiaire ». Mais sachant qu’une « réforme de cette ampleur n’est pas encore à l’ordre du jour », le syndicat, « sans renoncer à ses revendications de long terme », fait « les dix propositions de modification dans les plus brefs délais ». Il indique en effet qu’il y a « urgence à sortir de la situation actuelle, dont le président de la République a lui-même reconnu qu’elle est un échec (AEF n°144299) ».

CHANGER LE CALENDRIER DU CONCOURS.

Le Sgen demande au gouvernement de « changer le calendrier du concours, en plaçant les épreuves d’admissibilité à la fin de l’année de M1 (AEF n°144978).

CALIBRER LE NOMBRE D’ADMISSIBLES.

Il souhaite que soit « calibré le nombre d’admissibles en fonction de celui des postes proposés à l’admission », en le limitant à 120 % des admis.

ANNÉE DE MASTER 2 EN ALTERNANCE.

Le Sgen voudrait « faire de l’année de M2 une véritable année de préparation des étudiants admissibles au métier dans toutes ses dimensions : disciplinaire, didactique, pédagogique… avec une forte proportion de temps de présence au contact des élèves et des collègues, en alternance avec des modules de formation ancrés dans l’exploitation des temps d’observation et de pratique. Ces modules doivent être assurés par des équipes pluricatégorielles : la présence d’enseignants en service partagé entre l’université et une école ou un établissement peut seule garantir un lien crédible entre la formation et la réalité des classes ». Il précise que « cette alternance devra être progressive : stages de pratique accompagnée auprès de personnels formateurs déchargés ou, à défaut, de titulaires volontaires qui bénéficieront d’une décharge horaire de service à cet effet ». « L’organisation concrète (durée des stages, filés ou massés, ou combinaison des deux…) devra faire l’objet d’une convention en amont dans chaque académie entre les universités, le rectorat et les établissements d’accueil. »

Il ajoute que « la formation devra prévoir dans un deuxième temps un stage en responsabilité, par exemple entre les congés scolaires d’hiver et ceux de printemps. Ce temps en responsabilité s’effectuera dans les classes de personnels partis en formation continue, notamment des titulaires de première année qui trouveront là un temps de retour en formation. »

Enfin, « le mémoire de master devrait répondre à des exigences adaptées à la spécificité et à la lourdeur d’une formation préparant à la fois à un diplôme et à un concours (privilégier le compte rendu et l’analyse d’observations ou de pratiques, la synthèse réflexive de documents en relation avec l’exercice du métier…) »

« Les dernières semaines de formation à l’université seront consacrées à la préparation des épreuves d’admission du concours. »

STATUT PERMETTANT UN REVENU EN M2.

« Durant l’année de M2, les étudiants admissibles, donc en mesure de poursuivre dans la continuité directe du M1 leur projet de devenir enseignants dès la rentrée scolaire suivante, doivent bénéficier d’un statut (allocataire d’études ou autre) qui d’une part donne un cadre juridique à leur situation de responsabilité devant les élèves, et d’autre part leur assure un revenu, afin de favoriser la nécessaire mixité sociale du recrutement des enseignants. »

GARDER UN AN LE BÉNÉFICE DE L’ADMISSIBILITÉ.

« Ceux qui échoueront à l’admission garderont pendant une année le bénéfice de l’admissibilité. »

MOYENS DES UNIVERSITÉS POUR LES REÇUS-COLLÉS.

« Les universités doivent être dotées des moyens leur permettant de financer une préparation aménagée aux étudiants qui ont validé le master mais ont échoué aux épreuves d’admission et qui souhaitent se représenter au concours. Les étudiants concernés par ces dispositifs de formation aménagée conserveront leur allocation pendant un an sous condition d’assiduité. »

POURSUITE D’ÉTUDES POUR LES NON-ADMIS.

« La poursuite d’études des étudiants ayant échoué aux épreuves d’admission qui ne souhaitent pas tenter une nouvelle fois le concours devra être facilitée par le maintien de leur allocation. Dans toute la mesure du possible, l’année de M2 doit aussi proposer une ouverture vers l’ensemble des métiers de la formation et de l’éducation. »

POURSUITE D’ÉTUDES POUR LES NON-ADMISSIBLES.

« Cette ouverture vers l’ensemble des métiers de la formation et de l’éducation devra de la même manière faciliter la poursuite d’études jusqu’à la validation du master des étudiants non admissibles à l’issue du M1. »

ANNÉE DE STAGE À MI-TEMPS.

« Après la réussite au concours, l’année de fonctionnaire stagiaire se fera sur un service équivalent à un mi-temps d’enseignement, l’autre mi-temps étant réservé à un retour en formation. »

AUCUN LICENCIEMENT CETTE ANNÉE.

« Dans l’immédiat, et sans préjuger des autres aménagements qui seront nécessairement apportés à très court terme au recrutement et à la formation des enseignants, le Sgen-CFDT exige qu’aucun stagiaire de l’année 2010-2011 ne soit licencié pour insuffisance professionnelle. Les stagiaires ne sauraient être tenus pour responsables de leurs difficultés à exercer un métier qu’on ne leur a pas laissé le temps d’apprendre. C’est à l’employeur d’assumer les conséquences des modalités de recrutement et d’entrée dans le métier qu’il a choisies. Les stagiaires non titularisés à l’issue de cette année devront bénéficier en 2011-2012 de la formation et de l’accompagnement nécessaires à leurs progrès. »

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