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Gilles Baillat “Il ne faut pas supprimer le concours d’enseignant” - [Education et Devenir]
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Le président de la Conférence des directeurs d’IUFM, Gilles Baillat, réagit à la proposition choc du député UMP Jacques Grosperrin sur la formation des enseignants, visant à remplacer le concours par un entretien professionnel.

01/07/2011

La mission d’information de l’Assemblée nationale sur la formation et le recrutement des enseignants préconise de confier aux autorités académiques ou aux établissements le recrutement des enseignants sur la base d’un entretien professionnel (lire encadré ci-dessous). Qu’en pensez-vous ?
Il ne faut pas supprimer le concours, sauf si l’idée est en réalité d’en finir avec le statut de fonctionnaires des enseignants… Les concours doivent simplement évoluer du fait de la mise en place de la mastérisation. Les épreuves doivent être moins théoriques – les connaissances disciplinaires étant déjà évaluées dans le cadre du master – et davantage professionnelles, la suppression de l’année de stage en IUFM impliquant pour les lauréats des concours d’être rapidement opérationnels. Confier le recrutement aux chefs d’établissement fait naître le risque d’un éclatement des critères de sélection. Ce qui est important pour certains chefs d’établissement ne le sera pas pour d’autres… Cela pourrait compliquer ensuite la mobilité des enseignants.

Quel rôle entendez-vous jouer à l’avenir dans la formation des enseignants ?
Les IUFM, devenus des écoles intégrées aux universités, sont un interlocuteur incontournable dont il faut mieux solliciter l’expertise. Aussi, je m’étonne des propos de Jacques Grosperrin, le président de la mission d’information sur la formation de l’Assemblée nationale, qui évoquait récemment dans Acteurs publics notre “disparition” (lire l’interview de Jacques Grosperrin) et qui nous a pourtant reçus en tant qu’experts ! Sans les IUFM, qui ont conçu et mis en œuvre les masters pour les étudiants se destinant au professorat des écoles et ont accompagné les enseignants stagiaires pendant toute l’année qui s’achève, la mise en place des masters aurait été un échec.

La formation des enseignants doit-elle être réorganisée ?
En partie. Il faut d’abord mieux articuler formation universitaire et préparation aux concours en avançant en première année de master les épreuves d’admissibilité, aujourd’hui organisées en début de master 2. Nous demandons aussi que la dimension professionnelle soit reconnue dans le concours via l’obligation d’effectuer un stage en milieu scolaire. À moyen terme, nous souhaitons la création de structures dédiées aux métiers de l’enseignement dans les universités qui le souhaitent. Aujourd’hui, chaque université garde la main sur les formations dispensées, qui peuvent donc différer d’une région à l’autre. La mise en place d’un outil national de régulation permettrait d’assurer une harmonisation. Le manque de lisibilité dans l’accès aux métiers de l’enseignement a entraîné une désaffection des candidats aux concours. Il faut apporter des solutions rapidement.

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