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Les partisans du socle commun se placent avant la concertation - [Education et Devenir]
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9 juin 2012
- Le ministre de l’éducation aurait l’intention de lancer la
concertation préalable à l’élaboration et au vote de la future loi
d’orientation et de programmation le 28 juin, c’est ce que Jean-Jacques
Hazan, président de la FCPE a annoncé hier à la sortie du Conseil
Supérieur de l’Education (CSE) réuni hier . Une nouvelle définition de
ce qu’un enfant doit apprendre et savoir à la fin de la scolarité
obligatoire figurera forcément dans le texte de loi...qu’il se nomme
socle commun, culture commune ou autre. Hier, à l’occasion du Conseil
Supérieur de l’Eduction (CSE), une lettre a été remise au ministre par
les partisants du socle commun, FCPE, CFDT, Sgen-CFDT, Fep-CFDT, la
Ligue de l’Enseignement, SIEN-Unsa, SNPDEN-Unsa, SE-Unsa, Unsa-Education

Communiqué

La lettre ouverte que
vous trouverez en pièce jointe a été remise ce matin au ministre de
L’Education Nationale pendant la séance du Conseil Supérieur de
l’Education par les organisations représentatives membres du CSE (FCPE,
CFDT, Sgen-CFDT, Fep-CFDT, la Ligue de l’Enseignement, SIEN-Unsa,
SNPDEN-Unsa, SE-Unsa, Unsa-Education) qui ont initié ou soutiennent
l’initiative « Socle commun, promesse démocratique »1..

Cette action est menée
en partenariat avec les mouvements pédagogiques du CRAP-Cahiers
Pédagogiques et d’Education & Devenir2. Elle demande au ministre
d’ouvrir au plus vite le chantier du socle commun et fait des
propositions concrètes pour en améliorer la mise en œuvre.

 1) www.soclecommun2012.wordpress.com

 2) L’initiative « socle
commun, promesse démocratique » est également soutenue par l’AFEV, les
Francas, l’OZP et l’UNSA qui ne sont pas membres du CSE.

Lettre au ministre

Monsieur le Ministre,

 Le principe d’un socle
commun, dont l’acquisition est garantie à chaque élève à l’issue de la
scolarité obligatoire, est inscrit dans la loi depuis 2005. Ce principe
est fondamental pour tous ceux qui prennent au sérieux la promesse
démocratique de l’Ecole, émancipatrice par sa capacité à donner à chacun
les moyens de son autonomie, libératrice aussi par son partage de la
culture et des valeurs républicaines sans lesquelles notre société ne
peut fonctionner collectivement. Le socle commun est un levier majeur de
transformation de notre Ecole, encore trop organisée pour la sélection
d’une élite.

 Or, depuis 2005, le
socle a été transformé en un objet technocratique au service d’une
évaluation de la « performance » du système et des élèves, centrée sur
des « fondamentaux » réducteurs. Il n’a pas été mis au service des
apprentissages des élèves : le travail par compétences n’a pas été
accompagné et les programmes ont été très inégalement adaptés au socle.
Il est de plus remis en cause dans ses principes mêmes par le
rétablissement de facto d’un palier d’orientation en cours de scolarité
au collège. Cette dérive sert les tenants du conservatisme, de la
sélection et de l’orientation précoce.

 Le Président de la
République a fait explicitement référence au socle commun dans son
discours programmatique sur l’Education. Le socle doit maintenant
devenir dans les faits à la fois l’objectif et le support d’une
scolarité obligatoire continue, pensée et organisée pour tous les
élèves. Acteurs et partenaires de la communauté éducative, nous avons
déjà ouvert cette réflexion et nous sommes prêts à avancer des
propositions.

 Plusieurs chantiers sont concernés :

celui de la modification des contenus du socle et du lien entre programmes et socle ;

celui des modalités
d’évaluation et de validation des acquis, y compris par une refonte
complète du Livret Personnel de Compétences, outil inadapté qui
cristallise tous les mécontentements des personnels concernés par son
utilisation ;

celui de la prise en compte du socle commun dans une formation initiale et continue des personnels à reconstruire ;

celui du développement d’outils professionnels pour travailler et évaluer les compétences du socle ;

celui de l’organisation du travail des élèves et des personnels dans le cadre de la scolarité obligatoire commune.

 Monsieur le Ministre,
nous nous réjouissons de votre engagement à construire une Ecole de la
promotion de tous, intégrée à la formation tout au long de la vie, celle
dont la France du e" data-scaytid="58">XXIe siècle a besoin. Nous vous demandons
maintenant d’engager au plus vite la concertation pour que l’Ecole
tienne enfin sa promesse démocratique.

 

Paris, le 8 juin 2012

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